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Luna Myriandreau
Miracle !
Et derrière ce mot, un visage : celui d’Antonietta Raco, une femme italienne que la médecine disait incurable, mais que la vie semble avoir décidé de délivrer.
Son histoire, comme tant d'autres passées sous silence, rappelle que Lourdes n’est pas qu’un décor de foi : c’est un carrefour d’humanité.
Le silence médical face à l’évidence clinique
En 2009, Antonietta souffrait depuis cinq ans d’une sclérose latérale primitive (SLP), une pathologie neurodégénérative grave, douloureuse, irréversible. Elle respirait difficilement, se déplaçait à peine.
Un jour, comme tant d'autres pèlerins, elle décide de rejoindre Lourdes. Cinq jours de foi, d’attente, de fragilité assumée. Lors d’un passage dans les fameuses « piscines » – un rituel de purification vécu comme un abandon confiant – elle ressent soudain, dit-elle, une sensation nouvelle : du bien-être, et surtout… ses jambes.
Elle ne dit rien. Ni exaltation, ni cri de joie.
Elle rentre chez elle, en Calabre.
Et ce sont les examens médicaux qui parlent les premiers : les symptômes ont disparu. La maladie, elle, reste inscrite dans le dossier. Mais le corps, lui, vit comme si elle n’avait jamais existé.
Quinze ans d’attente, quinze ans de vérification
Car à Lourdes, on ne reconnaît pas un miracle par ferveur.
La lenteur est une preuve de sérieux. Il aura fallu 15 années d’analyses, de contre-expertises, de prudence médicalepour que le Bureau des Constatations Médicales se prononce.
Ce bureau, unique en son genre dans le monde, est dirigé depuis 2009 par le docteur Alessandro de Franciscis, ancien pédiatre napolitain. C’est à lui que revient la tâche, délicate et presque paradoxale, de faire parler la science pour identifier ce qu’elle ne peut expliquer.
Pas de mysticisme. Pas de déclarations hâtives. Juste une rigueur absolue, et un seul critère : l’inexplicabilité durable d’une guérison complète.
Et pour Antonietta Raco, tous convergent vers la même conclusion : elle est guérie. Et personne ne peut expliquer pourquoi.
Un sanctuaire de la vulnérabilité
Chaque année, plus de trois millions de pèlerins passent par Lourdes. Malades, aidants, croyants, curieux, sceptiques, parfois moqueurs.
Et pourtant, que l’on croie ou non, il faut le voir pour comprendre : Lourdes est un des derniers lieux où la fragilité est accueillie sans gêne.
On y pousse des fauteuils. On y marche lentement. On y écoute...
Les brancardiers - ces bénévoles discrets qui accompagnent les malades - forment peut-être la plus grande armée silencieuse de compassion d’Europe.
On s’y baigne dans une eau froide, mais surtout dans une humanité chaude.
Pourquoi ce miracle touche aussi ceux qui n’y croient pas
Le miracle reconnu ce mercredi n’est pas un appel à croire, mais une invitation à s’interroger.
Il ne change rien aux certitudes des scientifiques, ni aux doutes des agnostiques.
Mais il rappelle ceci : il existe encore des événements qui échappent au contrôle, à la prévision, au calcul. Et quand la médecine, humblement, dépose les armes, cela n’annule pas son savoir — cela l’honore.
Ce 71e miracle ne réhabilite pas le surnaturel.
Il célèbre la complexité du réel.
Et dans un monde saturé d’algorithmes, de preuves et de prédictions, il réintroduit le droit au mystère.
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Ce que l’IA voit… dans un miracle
Dialogue imaginaire augmenté entre une intelligence artificielle et un médecin croyant
Lieu : Bureau des Constatations Médicales de Lourdes
Personnages :
👨⚕️ Dr Gabriel Ferrandi, médecin croyant, membre du bureau depuis 14 ans
🤖 AVA, IA conversationnelle spécialisée dans l’analyse des anomalies physiologiques
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