
Street Art City ici les murs vous parlent
Dâabord, il nây a rien.
Juste une route droite, de lâherbe qui nâa pas demandĂ© Ă ĂȘtre lĂ , et un silence de campagne. Puis, au bout de cette diagonale sans panneau, le choc.
Des couleurs.
Des murs géants.
Des yeux qui te regardent de travers.
Et cette impression bizarre quâun immeuble entier vient de te crier âBienvenue, intruse !â
.
Une ville peinte, mais pas en rose
Bienvenue Ă Street Art City.
Ici, on nâexpose pas, on habite la peinture.
Tout est XXL. Les bĂątiments, les fresques, les Ă©motions. On se balade entre des carcasses de bĂ©ton ressuscitĂ©es Ă coups de bombes (Ă peinture). Des araignĂ©es gĂ©antes rampent sur les façades. Des visages brisĂ©s se recomposent au-dessus des fenĂȘtres. Un JĂ©sus punk et un panda sâobservent sur deux murs opposĂ©s. Je suis dĂ©jĂ perdue. Câest parfait.
LâHĂŽtel 128 : le musĂ©e qui fait flipper (et rĂ©flĂ©chir)
On entre dans lâHĂŽtel 128 comme dans une usine abandonnĂ©e⊠sauf quâici, chaque chambre est une installation complĂšte. 128 cellules crĂ©atives.
Tu ouvres une porte etâŠ
â Tu tombes sur une jungle en noir et blanc.
â Puis sur un univers post-apocalyptique.
â Puis sur une chambre avec des citations de Nietzsche en nĂ©on rose fluo.
ClĂ©o note dans son carnet : Ici, mĂȘme les plafonds pensent.
On ne peut pas y dormir (dommage), mais on en ressort secouĂ©, inspirĂ©, peut-ĂȘtre lĂ©gĂšrement inquiet.
Alice est dans le mur
Dans un recoin du bĂątiment principal, je tombe nez Ă nez avec Alice.
Allongée sur le mur, immense, tranquille, comme si elle venait de tomber du ciel.
Un rongeur Ă©rudit en tee-shirt violet âI â€ïž Aliceâ me regarde de travers.
à sa droite, une tasse géante déborde de peinture rose, une montre fond sur une théiÚre.
Je suis dans une hallucination graphique, entre Lewis Carroll et un rĂȘve de Banksy en pyjama.
Une fresque de 7 mĂštres de long oĂč Alice semble flotter, les yeux grands ouverts, entre girafes, tasses gĂ©antes et horloges distordues.
Câest ça, Street Art City : un lieu oĂč lâon peint les rĂȘves grandeur mur.
Rencontre avec les créateurs : Sylvie & Gilles
Ă lâaccueil, un couple. Sylvie et Gilles Iniesta.
Des passionnĂ©s. Des obsĂ©dĂ©s du beau marginal. Ils te parlent dâart urbain comme dâun souffle vital.
âCe lieu, câest un manifeste.â
âOn ne choisit pas les artistes pour quâils plaisent, mais pour quâils explosent.â
Jâaurais pu les Ă©couter 3 heures. Ils ont créé un monde parallĂšle dans lâAllier. Et, sans le vouloir, un centre nerveux de la scĂšne street art mondiale.
Un mot : brutalisme poétique
Je ne sais pas si ce mot existe.
Mais Street Art City mâa fait lâinventer.
On y marche dans un dĂ©cor brut, on y croise des cris peints, et pourtant tout est habitĂ© dâune Ă©trange poĂ©sie. Câest un musĂ©e sans vitrines. Un cri dâamour dĂ©guisĂ© en friche.

âš Ce lieu nâa pas encore Ă©tĂ© soutenu. Notre mĂ©dia ne vend pas ses articles : il les fait rayonner grĂące Ă ceux qui croient Ă leur portĂ©e. đĄ Avec Amplilink, associez votre image et votre message Ă ce contenu en toute transparence.
đ Ouverture du 1er mai au 2 novembre, de 11h Ă 19h tous les jours sauf les mercredis.
đ Tarif plein autour de 15 âŹ
đ Voiture fortement conseillĂ©e (câest paumĂ©, mais câest pour ça que câest magique)
đš Ă ne pas rater : lâHĂŽtel 128 (visite guidĂ©e recommandĂ©e)

