
5 - La rentrée magique

Nino entre dans sa classe. Câest le jour de la rentrĂ©e.
Il a un peu le ventre qui fait des petits âgloupsâ dâapprĂ©hension.
Blop nâa pas Ă©crit depuis longtemps. Mozza non plus. L'ont-ils oubliĂ© ?
Mais bon, il est content de retrouver sa place, sa trousse, et ses crayons taillés.
La maßtresse présente une nouvelle élÚve.
Elle sâappelle⊠Bze Toc. Elle sâinstalle en silence.
Petite, mĂ©tallique, avec un clignotement doux au coin de lâĆil.
Elle sâassoit tout droit, comme un tournevis.
Et dit en bourdonnant : âJe suis programmĂ©e pour apprendre lâamitiĂ©. Merci de ne pas mâĂ©teindre.â


Les autres Ă©lĂšves rigolent doucement. âCâest quoi ça ?â
âOn dirait une boĂźte Ă outils qui parle.â
Nino ne rigole pas.
Il la regarde. Et lui dit : âSalut. Moi câest Nino.â
Bze Toc le regarde fixement.
Elle sort un petit bras en ressort et⊠lui scanne le front.
âAnalyse : ĂȘtre humain non menaçant. Capable de gentillesse spontanĂ©e. NotĂ©.â
Puis elle cligne de lâĆil et dit : âBonjour validĂ©. Bonjour apprĂ©ciĂ©. DonnĂ©e enregistrĂ©e.â


En récré, Nino lui propose une partie de ballon.
Elle rĂ©pond : âActivitĂ© non-rĂ©pertoriĂ©e... AcceptĂ©e.â
Elle saute sur le ballon⊠avec les bras en moulinette !
Tout le monde rigole, mais cette fois, pour de vrai.
à la fin de la journée, Nino rentre chez lui.
En ouvrant son cartable, il trouve un petit ticket imprimé, comme ceux des caisses.
Sur le ticket, il est écrit :
âMerci pour la mise Ă jour amicale. Tu es peut-ĂȘtre un humain fiable.â â Bze Toc
Nino sourit.


Nino retourne le ticket et nâen croit pas ses yeuxâŠ
Juste en dessous du ticket, un mini coin de pizza invisible semble avoir été grignoté.
Blop ? Mozza ?
Un mystĂšre de plusâŠ


Et toi⊠quel premier pas es-tu prĂȘt Ă faire aujourdâhui, Ă qui diras-tu bonjour ?
đïž Nino a gagnĂ© :
Le badge du âpremier jourâ
Lâami du premier jour, celui qui tend la main quand les autres reculent.
Cette nuit-là , un bruit discret réveilla Nino.
tik⊠tik⊠tikâŠ
Sous son lit, quelque chose imprimait lentement une longue bande de papier.
Dessus, il y avait un seul mot, répété cent fois : « amitié ? »