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Consommation & Économie

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🛍 L’étĂ© du grand racket

Vacances Ă  prix fort. Glaces hors de prix, transats surtaxĂ©s, parkings payants et menus douteux
 DerriĂšre le sourire de l’étĂ©, l’addition grimpe. Et parfois, elle dĂ©passe l’acceptable.

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Aldrine Autrumay

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Pourquoi vos vacances coĂ»tent 30 % de plus ?

C’est une addition qui pique autant que le sable sous les pieds brĂ»lants. Une journĂ©e de vacances en 2025, en bord de mer ou Ă  la montagne, revient jusqu’à 30 % plus cher qu’il y a cinq ans. Et pourtant, tout le monde est lĂ . CompressĂ© dans un TGV sans clim ou collĂ©-parquĂ© sur l’A63, en quĂȘte de fraĂźcheur, de rĂ©pit
 et d’un peu d’oubli. Mais l’oubli a un prix.


Un transat Ă  25 euros, une glace Ă  5, un parking Ă  10 : la France estivale s’est muĂ©e en machine Ă  cash. À Biarritz, un cafĂ© allongĂ© se nĂ©gocie Ă  4,50 euros. À Arcachon, on peine Ă  trouver un plat du jour sous les 18. 


Dans les campings, mĂȘme les mobile-homes vaguement rĂ©novĂ©s affichent des tarifs dignes d’une suite junior. Et sous les paillotes, il faut parfois choisir entre une salade tiĂšde et
 une semaine de courses.


Ce n’est pas seulement l’inflation. C’est "une Ă©conomie parallĂšle", hors sol, qui pousse les prix Ă  l’absurde. Des commerçants qui se refont l’annĂ©e en deux mois. Des plateformes qui gonflent les commissions. Des vacanciers qui, rĂ©signĂ©s, payent : parce qu’ils ont traversĂ© la France pour ça. Parce qu’il faut “en profiter”.


Et puis, il y a les interdictions nouvelles, enveloppĂ©es de bonnes intentions. Interdit de fumer sur les plages, au nom de la santĂ© et des enfants. Depuis le 1er juillet, le dĂ©cret est officiel : sable, parcs, forĂȘts, aires de jeux deviennent des zones sans tabac. Une mesure saluĂ©e
 et contournĂ©e. Car sur la serviette d’à cĂŽtĂ©, on tire encore quelques bouffĂ©es, souvent Ă  la sauvette, parfois sous les regards mauvais. Entre culpabilitĂ©, agacement et autojustification, la cigarette devient elle aussi un objet de friction.


"À vrai dire, Ă  force de planter leurs mĂ©gots dans le sable ou d’enfumer sans vergogne leurs voisins, certains vacanciers n’ont fait que tendre le bĂąton pour se faire interdire."


CĂŽtĂ© assiette, l’hygiĂšne se donne des airs de vitrine : Ă©toiles bleues, affichettes rassurantes, formules en anglais. Mais derriĂšre la baie vitrĂ©e, la cuisine cauchemarde.

Des normes ? Il y en a. Françaises, europĂ©ennes. Un millefeuille de protocoles : tempĂ©ratures Ă  noter, surfaces Ă  dĂ©sinfecter, menus Ă  tracer. 


Chaque Ă©tĂ©, les services de l’État redoublent de zĂšle. En 2023, plus de 11 000 restaurants ont Ă©tĂ© contrĂŽlĂ©s. Deux sur trois Ă©taient jugĂ©s “satisfaisants”, un quart seulement “trĂšs satisfaisants”. Et prĂšs de 1 % classĂ©s “à corriger d’urgence”.


Sur le papier, donc, "tout semble tenir debout".

Mais le papier n’a pas de palais.


La rĂ©alitĂ©, elle, sent parfois la sauce de la veille. Car un protocole ne remplace ni un bon frigo, ni un cuisinier formĂ©. Entre les mains de saisonniers jetĂ©s dans le rush, "les rĂšgles se plient", se contournent, s’oublient. Et rien, dans les procĂ©dures, ne dit si la tomate aura du goĂ»t, ou si le jus d’orange n’est pas mĂ©langĂ© Ă  l’eau du robinet.

On sert tiùde. On sert vite. On sert “conforme”.

"Conforme, mais douteux. Conforme, mais insipide".


Et sur cette plage encombrĂ©e, on avale sans trop rĂ©flĂ©chir
 tout ça au nom du sacro-saint : “profiter”.


Et comme si cela ne suffisait pas, une rumeur est venue mettre le feu au parasol : "les chĂąteaux de sable seraient dĂ©sormais interdits en France". Les enfants indignĂ©s, les grands-parents rĂ©voltĂ©s, les influenceurs mobilisĂ©s. Une vidĂ©o montĂ©e par intelligence artificielle, et l’affaire Ă©tait lancĂ©e.

Il a fallu que des mĂ©dias dĂ©montent patiemment le canular pour apaiser les esprits. Non, aucune commune française n’interdit les chĂąteaux de sable. Pas encore. Pas officiellement. 


Mais la rumeur en dit long sur l’ambiance du moment !


Dans certaines stations du sud-est, les restaurateurs baissent les stores plus tĂŽt, les serveurs attendent debout. Sur les rĂ©seaux, les vacanciers commentent et filment Ă  voix haute : “C’est vide, non ?”

Pas dĂ©sert, non. Mais moins plein. Comme si quelque chose s’était relĂąchĂ©. L’envie ? Le portefeuille ? Le plaisir ?

Peut-ĂȘtre un peu des trois.


Et alors qu’on nous promettait un Ă©tĂ© caniculaire, la mer MĂ©diterranĂ©e a offert un coup de théùtre inattendu aux vacanciers du sud-est. Ces derniers jours, au lieu des eaux baignĂ©es de soleil, elles sont tombĂ©es Ă  15 °C seulement sur certains littoraux, entre SĂšte et Toulon, tandis que dans l’arriĂšre-pays, le thermomĂštre atteignait encore 30 °C Ă  l’ombre. Une plongĂ©e brutale dans la fraĂźcheur, provoquĂ©e par un phĂ©nomĂšne naturel nommĂ© upwelling : de forts vents (mistral, tramontane) font remonter les eaux froides profondes vers la surface.


Le plus frappant, cet Ă©tĂ©, ce n’est donc pas la chaleur. C’est cette impression d’ĂȘtre piĂ©gĂ© dans une mĂ©canique de vacances obligatoire, chĂšre, rĂ©glementĂ©e, Ă©maillĂ©e de tensions mesquines. 


"Tout augmente au rythme de la dette, mais les Français sont contents : ils peuvent encore faire des chùteaux de sable", les seuls qui jusqu'à nouvel ordre sont toujours gratuits.


Alors... "profitez" !


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Ce que coûtait une journée plage en 1965, 1980, 1995, 2010
 et 2025
Ce que coûtait une journée plage en 1965, 1980, 1995, 2010
 et 2025

On croit souvent que le sable est gratuit.

Mais il suffit de s’y asseoir, une gĂ©nĂ©ration aprĂšs l’autre, pour comprendre que mĂȘme le sel de la mer a fini par se monnayer.

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