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Chacun pense que son pays lui appartient. Mais dans un monde où l'influence économique prime sur la souveraineté politique, cette certitude mérite d'être interrogée.
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Irène Adler
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Le 26 avril 2025, Jens-Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland, a déclaré : « Nous ne serons jamais une propriété que quiconque peut acheter ».
Cette affirmation fait écho aux tensions diplomatiques récentes entre Nuuk, Copenhague et Washington, après que des responsables américains ont publiquement évoqué la possibilité d'un "partenariat renforcé" avec le Groenland.
Une façon polie de réactualiser l'idée, longtemps perçue comme archaïque, d'acheter un territoire. En 2025, le projet paraît surréaliste.
Mais la question reste ouverte : peut-on encore "acheter" un pays ?
Acheter un territoire : un vieux rêve très réel
Dans l'histoire moderne, l'achat de territoires était une pratique reconnue.
En 1803, Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis pour 15 millions de dollars, doublant ainsi leur superficie.
En 1867, la Russie cède l'Alaska à Washington contre 7,2 millions de dollars.
En 1917, le Danemark vend les Îles Vierges pour 25 millions en or.
Chaque fois, des terres étaient cédées par traité, sans qu'il soit besoin de dissimuler l'opération sous d'autres prétextes.
Aujourd'hui, de telles transactions directes sont devenues politiquement et moralement inacceptables. L’évolution du droit international, fondé sur le principe d'autodétermination des peuples, a aboli l'achat brutal. Mais l’esprit de conquête économique persiste, sous des formes plus édulcorées.
Comment acheter un pays sans jamais le dire
À défaut d'acquérir un territoire, il est aujourd'hui plus courant de l'enserrer dans des réseaux de dépendances multiples.
Fonds souverains et prises de contrôle économique
Certains pays, via leurs fonds souverains, acquièrent des terres agricoles, des infrastructures stratégiques ou des ressources naturelles. Le contrôle est indirect, mais effectif.
Création de dépendances énergétiques et technologiques
En subventionnant des infrastructures critiques ou des réseaux numériques, des puissances étrangères enferment des territoires dans des écosystèmes dont ils ne peuvent plus s'émanciper.
Présence militaire et sécuritaire
La multiplication de bases militaires à l'étranger garantit une influence décisive sans besoin d'annexion.
Pressions juridiques et diplomatiques
Des traités commerciaux inégaux ou des accords de coopération imposent des normes étrangères au détriment de la souveraineté locale.
Comment ne pas évoquer les conséquences du traité de Maastricht ?
Le référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe a été rejeté par près de 55 % de la population française. Une victoire incontestable du "non" en France, comme aux Pays-Bas...
Un nouveau traité, le traité de Lisbonne, est créé pour le remplacer. Il reprend la majorité des changements qui se trouvaient dans le traité initial, mais cette fois sous forme d'amendements... et le texte est approuvé par le Conseil européen de Lisbonne le 19 octobre 2007 et s'impose à tous.
La mécanique est feutrée, légale, souvent invisible. Mais son résultat est identique : une perte progressive de liberté de choix.
Chacun concerné
Loin d'être confinés à quelques îles polaires, ces mécanismes touchent des nations dites "riches". L'achat silencieux de terres, d'entreprises stratégiques ou de dettes souveraines affecte jusqu'à l'Europe occidentale.
Plus un état est endetté, plus il devient vulnérable.
À l'échelle individuelle, la question prend une tournure personnelle : dans un monde où les ressources et les infrastructures vitales échappent à tout contrôle citoyen, peut-on encore parler d'État souverain ?
Conclusion
Non, le commerce des nations n'a pas disparu.
Il a simplement changé de forme, préférant la dépendance à l'occupation, l'investissement à la conquête.
L'argent n'achète pas seulement des terres. Il achète l'illusion que tout nous appartient encore.
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