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Aurez-vous la grippe pour Noël ?

Luna Myriandreau

Un article de

L’épidémie arrive tôt cette année. Trois régions sont déjà en alerte, les infections respiratoires grimpent, et les autorités sanitaires multiplient les messages de prévention. Mais derrière l’affolement saisonnier, que sait-on réellement de la grippe 2025-2026 ? Et pourquoi ce besoin d’anticiper autant ?

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Luna Myriandreau
Un démarrage précoce qui interroge


L’Île-de-France, la Normandie et la Nouvelle-Aquitaine sont entrées en phase épidémique dès la première semaine de décembre, tandis que presque toutes les autres régions basculent en pré-épidémie. Les dernières données font état de 191 infections respiratoires aiguës pour 100 000 habitants, un rythme plus soutenu qu’à la même période l’an passé. Les chiffres montent vite, mais leur portée reste incertaine : impossible, à ce stade, de savoir si la saison sera plus dure ou plus longue. Les souches en circulation ne sont pas encore totalement identifiées, les hospitalisations ne sont pas consolidées, la virulence n’est pas mesurée. La seule certitude, pour l’instant, est que le virus a pris l’habitude d’arriver avant les décorations de Noël.



Pourquoi un tel signal d’alarme ?


La communication institutionnelle martèle la nécessité de « se protéger avant les Fêtes ». Le message est classique, mais son intensité surprend. Après un hiver 2024-2025 marqué par la saturation des hôpitaux - grippe, VRS, Covid résiduel - les autorités redoutent un scénario de superposition : déplacements massifs, températures basses, repas prolongés, fragilités chroniques d’un système hospitalier qui fonctionne déjà en tension permanente. L’alerte est sanitaire, mais elle est aussi structurelle : une épidémie précoce inquiète moins par sa dangerosité que par la capacité réelle du pays à y répondre.



La vaccination, entre recommandation et lassitude


Les autorités rappellent que la grippe demeure une maladie sérieuse - près de 17 600 décès attribuables ou associés l’hiver dernier - mais la couverture vaccinale ne progresse plus. La fatigue vaccinale s’installe, ravivée par l’ombre longue des années Covid qui a brouillé le rapport au risque et aux campagnes de prévention. La défiance n’est pas majoritaire, mais elle est diffuse ; elle se glisse dans les conversations, dans les délais pour prendre rendez-vous, dans la tentation d’attendre « une semaine de plus » avant d’agir. Le vaccin reste efficace, mais son principal adversaire n’est plus le virus : c’est l’usure.



L’Europe à l’unisson… mais pas au même rythme


La France n’est pas seule dans cette montée en pression. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne constatent également un début d’épidémie plus tôt que prévu. Pourtant, les approches divergent : pédagogie renforcée outre-Rhin, responsabilité individuelle mise en avant en Italie, communication minimaliste en Espagne. En France, la parole reste plus institutionnelle, presque ritualisée : chaque automne, la campagne se déploie. La grippe devient un révélateur des façons nationales de concevoir la santé collective.



Un détour par l’histoire récente


Il y a trente ans, la grippe n’était qu’un marronnier de décembre. Les journaux titraient sur « la vague de froid », les médecins rappelaient les gestes simples, les hôpitaux « faisaient face ». L’épidémie n’était ni politique ni emblématique. Aujourd’hui, elle sert de thermomètre social : elle dit quelque chose de l’état du système de santé, du rapport aux pouvoirs publics, de la fatigue collective, de la fragilité organisationnelle. Une angoisse d'état plus qu'une simple circulation virale.



Et si vous finissiez au lit pour Noël ?


L’hypothèse n’a rien d’extravagant : un virus ne connaît ni trêve des confiseurs ni planning familial. Dans ce cas, inutile de chercher des potions miracles. La grippe se soigne comme elle s’est toujours soignée : du repos, beaucoup d’eau, de la fièvre que l’on surveille et l’art ancien d’accepter de ne rien faire pendant deux jours... ce qui, pour certaines familles, représente déjà une révolution sanitaire. La bûche attendra bien le surlendemain, en espérant que personne n’aura eu l’idée saugrenue de la ranger au-dessus du radiateur.


Reste à souhaiter que le Père Noël, lui, ne se retrouve pas cloué au lit le 24 au soir. On ne sait pas grand-chose de son carnet vaccinal, ni de la façon dont le traîneau est ventilé, mais l’homme a traversé des siècles sans masque ni gel hydroalcoolique. Statistiquement, il devrait s’en sortir.

Noël finit toujours par avoir lieu, même si c’est avec un thermomètre dans une main et un chocolat dans l’autre !

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Voyage au cœur d’une épidémie

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Il était une fois, dans un pays où les guirlandes clignotaient avant même que les journées ne soient vraiment finies, un minuscule voyageur qui n’avait ni valise ni manteau, mais qui adorait la période de Noël : le virus de la grippe.

Pas un monstre, pas un génie du mal : juste une poussière vivante, obstinée, portée par les souffles et les rires, par les trains trop pleins et les retrouvailles trop proches.

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