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Et pourquoi continue-t-on à faire semblant de les chercher…
Chaque printemps, des millions d’enfants arpentent des jardins, des forêts, des salons, parfois des piscines, pour retrouver ce qu’ils savent pertinemment être caché : des œufs. En plastique, en chocolat, en métal, peu importe. L’essentiel est de jouer à ne pas savoir. Et nous, les adultes, on s’en amuse tout autant.
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Aldrine Autrumay
Mais pourquoi fait-on cela ? Et depuis quand ? Pourquoi, à Pâques, des cloches, des lapins et même des biches (si, si, tu vas voir) se mettent à semer des œufs comme s’ils en avaient toujours pondu ?
🥚 Des œufs, bien avant les chocolats
Avant d’être remplis de praliné, les œufs étaient surtout remplis de symboles. Chez les Perses, les Égyptiens ou les Romains, l’œuf représentait la vie, le renouveau, le printemps. On s’en offrait comme on se souhaitait bonne chance.
Le christianisme a conservé cette idée : l’œuf devient métaphore de la résurrection, de la pierre roulée du tombeau vide. Mais le Carême interdisant de manger des œufs, on les conservait… et à Pâques, on les décorait avant de les offrir. La chasse n’était pas loin.
🔔 Cloches volantes et lapins féconds
En France, ce sont les cloches de Pâques qui, dit-on, reviennent de Rome pour déposer des œufs dans les jardins. Une jolie manière de raconter l’attente de la résurrection.
Dans les pays germaniques, ce rôle revient au lapin de Pâques, plus léger sur la logistique, mais tout aussi fécond. On dit même qu’il pond les œufs lui-même. Les enfants ne posent pas trop de questions.
🦌 Et les biches alors ?
C’est une chasse un peu folle à laquelle j’ai assisté un jour, dans le centre de la France : un agriculteur, producteur local et poète à ses heures, avait organisé une chasse aux œufs de biches. Les enfants suivaient des traces dans l’herbe, croisaient des silhouettes en bois, jusqu’à trouver… des œufs joliment emballés dans du foin. La poésie était partout : dans le nom, dans le jeu, dans les rires. Pas besoin d’être logique.
Pâques, c’est fait pour croire à l’impossible sans honte.
🌍 Des chasses aux œufs… vraiment pas comme les autres
Chaque année, l’imagination déborde :
– À Toulouse, on organise une chasse aux œufs aquatique : œufs flottants, lunettes de plongée, et piscine en folie.
– Dans l’Oise, un parc invite les familles à une chasse médiévale, avec chevaliers et œufs armoriés.
– En Occitanie, des artistes dissimulent leurs œuvres-œufs dans les ruelles, pour une chasse artistique grandeur nature.
– En Australie, on remplace le lapin de Pâques par le bilby, un petit marsupial en voie de disparition, pour sensibiliser les enfants à la biodiversité.
– Et dans un musée d’art contemporain (véritable anecdote), un enfant a trouvé… un vrai œuf d’autruche, exposé dans une vitrine. Il l’a mangé. L’art y a perdu, la chasse y a gagné.
👀 Chercher, toujours
Pourquoi cette joie de chercher ? Peut-être parce qu’en ces temps où tout est à portée de clic, il est bon de ne pas savoir. De prendre le temps. De se tromper. De faire mine de découvrir ce que l’on avait sous les yeux.
Et si les œufs de Pâques étaient là pour nous rappeler l’enfance d’un monde ? Celui où la vie se cachait sous l’écorce, dans l’herbe, dans une coquille. Et où il fallait y croire pour la trouver.
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Les mamans poules et le syndrome de l’œuf parfait
On les repère facilement. Ce sont celles qui arrivent à la chasse aux œufs avec un grand sac plein d’activités complémentaires « si jamais les enfants s’ennuient après ». Elles ont imprimé des fiches de coloriages à thème, préparé des jeux de mots mêlés version Pâques, prévu un plan B météo, un plan C chocolat vegan, et même des petits quizz pédagogiques sur les cloches de Rome.
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