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En 2026, dans quelques mois à peine, pour la première fois depuis plus de cinquante ans, des astronautes américains feront le voyage vers la Lune. Mais l’histoire n’est pas encore celle d’un alunissage : Artemis II sera une mission de préparation, décisive mais prudente, qui doit ouvrir la voie au retour sur le sol lunaire, reporté au moins à 2027.
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Frison Gaspier
Un héritage suspendu depuis 1972
Le dernier homme à avoir foulé le sol lunaire reste Gene Cernan, commandant d’Apollo 17, en décembre 1972. Depuis, aucun équipage humain n’a franchi l’orbite terrestre. La NASA a multiplié sondes et rovers, mais l’astre qui hante notre imaginaire est resté hors de portée humaine.
Avec le programme Artemis, baptisé en référence à la déesse grecque et sœur jumelle d’Apollon, l’agence américaine veut renouer avec cette ambition. Non pas répéter Apollo, mais installer une présence durable au pôle sud de la Lune, riche en glace et donc en ressources vitales, tout en préparant la future conquête de Mars.
Artemis II : un grand pas… orbital
La mission Artemis II constitue l’étape charnière. Son objectif n’est pas d’atterrir, mais de démontrer que la capsule Orion et la fusée SLS (Space Launch System) sont capables d’emmener des humains jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sains et saufs.
Le vol durera environ dix jours. Orion suivra une trajectoire dite de “retour libre”, conçue pour ramener automatiquement l’équipage vers la Terre en cas de défaillance majeure.
À bord, quatre astronautes : Reid Wiseman (commandant), Victor Glover (pilote), Christina Koch (spécialiste de mission) et Jeremy Hansen (Agence spatiale canadienne). Ensemble, ils formeront la première équipe internationale à s’aventurer aussi loin depuis 1972. Leur vaisseau porte un nom choisi par eux : Integrity, symbole de confiance et d’humilité face à l’ampleur du défi.
Pourquoi attendre pour poser le pied ?
L’alunissage attendu par le grand public correspond à la mission Artemis III. Initialement annoncée pour 2025, elle a été repoussée à mi-2027 au plus tôt. La cause : des retards techniques et industriels.
L’atterrisseur lunaire est confié à SpaceX, qui doit adapter son gigantesque Starship à un rôle inédit : déposer des astronautes au sol, puis les ramener en orbite. Ce véhicule doit être ravitaillé en carburant dans l’espace par une série de vols logistiques encore jamais réalisés.
Les combinaisons spatiales de nouvelle génération, indispensables pour travailler plusieurs jours sur la Lune, ne sont pas totalement prêtes non plus. Quant à Orion, son bouclier thermique a montré des faiblesses lors de la mission Artemis I en 2022, nécessitant des corrections.
Un programme sous tension
Ces reports ne sont pas seulement techniques. Le programme Artemis, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, fait face aux critiques du Congrès américain et à la concurrence de la Chine, qui avance ses propres ambitions lunaires avec le programme Chang’e et un projet de station lunaire d’ici 2030.
La Lune redevient un enjeu stratégique : laboratoire scientifique, vitrine de puissance, mais aussi étape potentielle vers Mars. Dans ce contexte, Artemis II joue le rôle de test décisif : prouver que la NASA maîtrise encore le voyage habité vers l’espace profond.
Ce que 2026 changera malgré tout
Même sans alunissage, Artemis II marquera un jalon historique. Ce sera la première fois depuis plus d’un demi-siècle qu’un équipage humain quittera l’orbite terrestre pour contempler la Lune de près. L’événement, suivi en direct par des millions de spectateurs, redonnera chair au rêve spatial.
Christina Koch résumait récemment l’émotion qui les anime : « Nous allons voir des parties de la Lune qui n’ont jamais été contemplées par des yeux humains. »
En 2026, la Lune restera hors de portée des pas. Mais l’orbite franchie ouvrira la voie, enfin, au grand retour.
Post scriptum : si la question du “grand pas pour l’humanité” vous intrigue encore, nous avons publié un article qui revient sur la controverse éternelle : Ont-ils vraiment marché sur la Lune ?
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Pourquoi c’était possible hier… et si difficile aujourd’hui ?
En 1969, lorsque Neil Armstrong posa son pied sur la Lune, l’humanité fut saisie par un mélange d’admiration et d’incrédulité. Comment, avec les ordinateurs rudimentaires de l’époque, une fusée de métal et quelques tonnes de carburant, avait-on réussi un exploit que nous semblons avoir tant de mal à rééditer ?
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