top of page

🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous

NeuroNews

Partager NeuroNews 👉

Vivre jusqu’à 115 ans : prouesse biologique ou défi humain ?

Luna Myriandreau

Un article de

La doyenne des Français, Marie-Rose Tessier, s’est éteinte aux Sables d'Olonne... hier à 115 ans ! Un âge qui semblait autrefois relever de la légende. Sa disparition n’est pas seulement un fait d’actualité : elle agit comme un révélateur. Nous vivons plus longtemps que jamais, et cette longévité change déjà silencieusement la physionomie de nos sociétés.

Vos articles Favoris

à retrouver dans votre cockpit

DALL·E 2025-03-11 18.48.13 - A futuristic treasure chest glowing with a soft golden light,
ChatGPT Image 27 mars 2025 à 16_27_33.png

...

🎲 À lire aussi (au hasard)
Luna Myriandreau
Une humanité qui franchit le siècle


Il y a à peine trente ans, atteindre cent ans relevait de l’exception. Aujourd’hui, on estime à plus de 600 000 le nombre de centenaires dans le monde. En France, ils étaient moins d’un millier au début des années 1970 ; ils sont désormais autour de 30 000. Les projections démographiques suggèrent qu’ils pourraient dépasser les 200 000 d’ici 2070. La longévité extrême, longtemps marginale, devient une catégorie statistique à part entière. Nous ne parlons plus d’un miracle individuel, mais d’une tendance lourde.



L’espérance de vie… en bonne santé


Vivre plus longtemps ne signifie pas nécessairement vivre mieux. En France, l’espérance de vie en bonne santé tourne autour de 64 à 65 ans. Au-delà, les limitations fonctionnelles augmentent progressivement. La vision se trouble, la DMLA devient fréquente après 80 ans, l’audition décline chez plus d’un senior sur deux. Les os se fragilisent, la masse musculaire diminue, l’équilibre hormonal se modifie. Le vieillissement est une mécanique lente, diffuse, qui n’affecte pas un organe isolé mais l’ensemble du corps.



Le cerveau face au temps

La question cognitive inquiète plus que les rides. Le risque de démence double tous les cinq ans après 65 ans. Pourtant, l’âge avancé ne condamne pas à l’oubli systématique. De nombreux centenaires conservent des capacités conversationnelles intactes, une mémoire affective vive, une lucidité étonnante. Les recherches montrent que stimulation intellectuelle, activité physique régulière et lien social retardent significativement le déclin. Le cerveau n’est pas un sablier figé ; il demeure plastique, même tardivement.



Sexualité : un silence tenace


On parle rarement de sexualité au grand âge, comme si le désir devait s’éteindre avec les cheveux blancs. Or les études de gériatrie démontrent qu’une proportion non négligeable de personnes de plus de 80 ans conserve une vie affective et parfois sexuelle. Les modifications hormonales, les pathologies cardiovasculaires ou certains traitements peuvent réduire la fonction érectile ou la lubrification, mais le besoin de tendresse, lui, ne disparaît pas. Le vieillissement transforme la sexualité ; il ne l’annule pas. Il la rend souvent plus lente, plus tactile, moins performative.



Réparer, compenser, régénérer


La médecine contemporaine ne se contente plus de traiter ; elle tente de restaurer. Prothèses auditives numériques, implants cochléaires, chirurgie mini-invasive de la cataracte, thérapies géniques en expérimentation, intelligence artificielle capable de détecter précocement des anomalies invisibles au clinicien. La médecine régénérative explore les cellules souches et les mécanismes du vieillissement cellulaire, du raccourcissement des télomères à l’inflammation chronique. Nous retardons l’usure, mais nous ne l’avons pas abolie.



La tentation de « ne pas peser »


L’allongement de la vie croise aujourd’hui le débat sur les lois relatives à la fin de vie. Dans une société où l’autonomie est valorisée, la dépendance peut devenir une angoisse plus forte que la mort elle-même. Le risque n’est pas uniquement médical, il est psychologique : intérioriser l’idée qu’il faudrait partir pour ne pas devenir une charge. Or la dépendance n’est pas une indignité. Elle est une phase possible de l’existence, qui exige accompagnement, soins palliatifs de qualité et soutien familial.



Dans cinquante ans, quelle vieillesse ?


Si les tendances se confirment, plusieurs millions de centenaires peupleront la planète en 2075. Les villes devront s’adapter, les habitats devenir modulables, la prévention commencer dès la jeunesse. Préserver la vue, l’audition, la mobilité, la cognition ne sera plus un luxe mais un enjeu central. La longévité ne sera pas seulement un exploit biologique ; elle deviendra un projet collectif de santé publique.

La mort de la doyenne française referme une trajectoire exceptionnelle. Elle ouvre aussi une question vertigineuse : vivre longtemps est désormais possible. Reste à savoir si nous apprendrons à vivre longtemps… pleinement.

Partager ce contenu

Commentaires

Partagez vos idéesSoyez le premier à rédiger un commentaire.
Fleche.png

Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés

Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée...

Journal d’une centenaire en 2075

Journal d’une centenaire en 2075

Si la France pourrait compter plus de 200 000 centenaires d’ici la fin du siècle, à quoi ressemblera concrètement leur quotidien ? Comment vivra-t-on à 100 ans passés lorsque la médecine prédictive, les implants intelligents et l’intelligence artificielle auront profondément transformé le vieillissement ? Voici le journal plausible, scientifiquement étayé, d’une femme de 103 ans en 2075.

✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère.

🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien !

🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend  👉 

bottom of page