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50 ans que la France part au même moment

Frison Gaspier

Un article de

🚗 Ce 11 juillet 2025 s’annonce comme l’un des pires jours de l’année sur les routes françaises. Des kilomètres de bouchons attendus, des heures perdues, et toujours la même question : pourquoi part-on tous ensemble, tous les ans, à la même heure ?

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Frison Gaspier
Bouchons d’hier et d’aujourd’hui


Il y a cinquante ans, en juillet 1975, la France roulait déjà au pas. C’était une autre époque, une autre bande-son, une clim écolo (la vitre ouverte), mais le tableau d’ensemble était étrangement familier : des voitures bourrées de valises, des parents tendus, des enfants qui demandaient « c’est quand qu’on arrive ? » avant même d’avoir quitté la nationale. Des gifles perdues et des rires pour la vie. 


La fameuse Nationale 7 avait encore quelques belles heures devant elle, tracée comme un cordon ombilical vers la mer. On y croisait des caravanes Eriba, des Renault 16, des Citroën DS, et des familles entières qui pique-niquaient sur des nappes à carreaux à deux mètres du bitume odorant, un œil sur la charcuterie, l’autre sur la vache qui rit.


Aujourd’hui, le bitume est plus lisse, les voitures plus silencieuses, et les itinéraires « optimisés ». Mais les embouteillages sont toujours là. Ils ont même pris de l'ampleur.


Vendredi 11 juillet, Bison Futé voit rouge, et ce n’est pas une image : plus de 1000 kilomètres de ralentissements cumulés sont attendus. De la Seine-et-Marne aux contreforts de l’Hérault, la France bouchonnera comme un flacon de shampooing trop plein.


Le plus ironique ? C’est que tout le monde le sait. On part en connaissance de cause, avec les mises en garde météo, trafic et moral.


On sait qu’on va transpirer à l’entrée de Lyon, que l’A7 va se transformer en piste d’attente pour avions à réaction, et que les enfants vont finir par réclamer un pipi juste après l’aire bondée qu’on vient de quitter.


Mais on y va. Parce que c’est le moment. Parce que l’école est finie, parce que le contrat de location commence le samedi, parce que tout le monde fait pareil.


Et voilà le cœur du problème : on fait tous pareil.

Les GPS, censés fluidifier le monde, envoient désormais les voitures vers les mêmes “itinéraires alternatifs”. Résultat : la petite route de campagne devient un bouchon champêtre. La nationale délaissée se réveille, saturée. Le détour devient le point de friction. On ne fuit plus les bouchons, on les déplace. On les quitte pour mieux les retrouver.


Ajoutez à cela la voiture électrique, et vous obtenez un cocktail crispant, pour ne pas dire grotesque. Les chiffres de ce début d’été sont clairs : les bornes rapides ne suffisent pas, surtout sur les grands axes. Et quand elles fonctionnent, elles accueillent des files de Tesla, de Mégane E-Tech et de SUV branchés qui poireautent, clim coupée, batterie à 8 %.


"Ah si seulement, on avait une 4L !"

Le mythe de la liberté s’arrête ici, au rond-point de l’angoisse, quand le conducteur doit choisir entre faire une pause ou économiser 3 % de batterie pour tenter l’aire suivante.


Alors on râle. Contre les autres, contre soi-même, contre la météo, contre les bouchons. Mais personne ne bouge vraiment le calendrier. Parce qu’au fond, les bouchons sont rassurants


Ils prouvent qu’on est encore dans le coup. Qu’on part en vacances comme il faut, comme tout le monde. Qu'on y a droit. Que la France marche encore... même si c’est au pas.


La voilà, l’image la plus juste de notre pays.

Un peuple centralisé, congestionné, unifié par l’impatience et les congés payés. Une nation qui ne rêve plus vraiment de liberté mais d'une consommation, conforme, et d'une connexion 5G en empruntant l’A10.


La Nationale 7, elle, regarde passer tout ça. Elle n’a plus la cote. Pourtant, elle avait du charme.



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Il était une fois un royaume allongé comme un transat, qui chaque été, frémissait à l’idée de quitter… lui-même. Ce royaume s’appelait France.

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