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  • Pourquoi on retrouve encore des cités oubliées ? | TSVmag.com

    Pourquoi on retrouve encore des cités oubliées ? — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Pourquoi on retrouve encore des cités oubliées ? Irène Adler Un article de Au début de l’été 2025, dans une vallée discrète du Pérou, les archéologues annoncent la découverte de Peñico. Une cité vieille de 3 500 ans, aux temples silencieux et aux trompettes fossiles. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Irène Adler Ce que l’archéologie révèle… et dissimule Elle dormait là, depuis des millénaires, ignorée de tous. Et soudain, la voici projetée dans la lumière médiatique, convoquée pour raviver la mémoire d’un peuple disparu. Peñico, c’est plus qu’un site : c’est une question. Comment peut-on perdre une ville entière ? Et comment expliquer que ce genre de découverte se répète, aux quatre coins du monde, comme si l’Histoire n’avait pas fini de nous faire les poches ? Ce n’est pas une mince affaire que d’oublier une ville . Il faut pour cela que les murs tombent, que les toits s’écroulent, que la végétation envahisse les places. Il faut aussi que les routes s’effacent, que les noms s’envolent, que les survivants se taisent. Ou partent. Peu à peu, ce qui fut central devient marginal, puis invisible. Il ne reste plus rien. Ou si peu : quelques pierres, un dessin, un alignement suspect dans le relief. L’oubli travaille avec patience. Il est l’architecte du néant. Peñico fut pourtant un carrefour . Elle reliait la côte Pacifique, les Andes et l’Amazonie. Elle avait ses temples, ses rituels, ses sculptures. Et puis tout cela s’est arrêté. Un effondrement, une crise, un basculement du climat ? On ne sait jamais exactement pourquoi ces civilisations cessent d’être. L’archéologie propose des hypothèses, jamais des verdicts. Et pourtant, malgré ces silences, on continue d’en exhumer. Une ici, une autre là-bas. Des villes entières. Comme si les pierres voulaient reprendre la parole. Un mystère récurrent, dans ces redécouvertes, tient à leur forme. Partout, ou presque, des pyramides. En Égypte, au Soudan, au Mexique, en Chine, au Cambodge. Des marches, des degrés, des sommets. Toujours cette forme qui élève. Elle fascine. Elle intrigue. Certains y voient un signe : celui d’une conscience supérieure, ou d’une aide exotique, extraterrestre, pour les plus audacieux. Mais la vérité est souvent plus humaine que cela. La pyramide est ce que permet la gravité : une forme stable, qui monte haut sans s’effondrer. Une architecture du pouvoir. Du ciel. Du sens. Si elle est partout, c’est peut-être simplement parce qu’elle est en nous. Ce que l’on découvre dans ces cités, ce ne sont pas des réponses. Ce sont des énigmes supplémentaires. Des outils dont on ignore la fonction, des dessins dont on ne sait s’ils disent l’amour, la guerre ou le blé. Et ce que l’on croit interpréter n’est peut-être qu’un reflet de nous-mêmes. Nous projetons sur ces ruines nos désirs, nos peurs, nos mythes. L’archéologie est aussi un miroir. Et si l’on renversait la perspective ? Si c’était nous que l’on redécouvrait dans 3 000 ans ? Que resterait-il de nos villes ? Le béton tiendrait sans doute. Les parkings souterrains. Les tunnels. Peut-être la carcasse rouillée d’une tour. Quelques objets en verre, en céramique. Des plastiques fossilisés. Mais nos données, notre nuage, nos puces ? Disparus. Illisibles. Inexploitables sans les machines pour les lire. Peut-être que des archéologues du futur, debout sur les ruines d’une ancienne capitale, s’interrogeraient : qui étaient ces gens qui ont tout bâti pour tout effacer ? Que cherchaient-ils à transmettre, eux qui n’ont laissé que des formes creuses ? Peñico ne nous parle pas du passé. Elle parle de notre rapport au temps. Elle nous rappelle que tout finit par s’enfouir. Que la mémoire n’est pas un fleuve tranquille, mais un courant souterrain, capricieux, sélectif. Et qu’au fond, ce que l’on retrouve dans une cité oubliée, ce n’est pas seulement une trace. C’est une absence. Celle que nous redoutons pour nous-mêmes. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Carnet d’un archéologue du futur 5112 – Ce qu’il reste de nous... Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • The Line : la ville-mirage de l’Arabie saoudite ? | TSVmag.com

    The Line : la ville-mirage de l’Arabie saoudite ? — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver The Line : la ville-mirage de l’Arabie saoudite ? Irène Adler Un article de En 2021, Mohammed ben Salmane promettait au monde une cité futuriste longue de 170 kilomètres, sans voitures ni émissions polluantes, baptisée The Line . Quatre ans plus tard, le chantier de NEOM, vitrine pharaonique de l’Arabie saoudite, avance, mais loin des ambitions initiales. Derrière l’utopie d’une ville écologique et technologique, les critiques s’accumulent : coûts colossaux, retards, controverses sociales et environnementales. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Irène Adler Un rêve vertical dans le désert Le projet est né d’une vision spectaculaire : une bande urbaine rectiligne, de 200 mètres de large et 500 mètres de haut, qui devait s’étirer sur 170 kilomètres au nord-ouest du royaume, près de la mer Rouge. The Line devait accueillir 9 millions d’habitants, protégés derrière des façades-miroirs et organisés en modules superposés. Les voitures devaient disparaître, remplacées par un train à grande vitesse circulant d’un bout à l’autre en vingt minutes. La ville promettait zéro émission de carbone, une consommation d’eau recyclée, et un urbanisme compact censé préserver la nature alentour. La réalité du chantier Quatre ans plus tard, la promesse a été réduite. Selon plusieurs sources proches du projet, seuls quelques kilomètres de The Line sont actuellement en construction, bien loin des 170 annoncés. Les délais s’allongent, les coûts s’envolent : plus de 500 milliards de dollars pour l’ensemble de NEOM, dont The Line n’est qu’une composante. Le climat désertique, les difficultés d’approvisionnement en matériaux et en eau, et la complexité logistique d’un tel chantier ralentissent la progression. Les images diffusées par la presse saoudienne montrent des travaux réels, mais circonscrits, donnant l’impression d’un projet vitrine davantage que d’une future mégalopole. Une vitrine géopolitique Pour le prince héritier Mohammed ben Salmane, The Line dépasse le cadre architectural. C’est un outil d’image et de puissance, conçu pour incarner la stratégie “Vision 2030” : diversifier l’économie, attirer des investisseurs étrangers, préparer l’après-pétrole. La cité est pensée comme une vitrine mondiale, capable de séduire les entreprises technologiques, les startups et les touristes fortunés. Le pari rappelle d’autres capitales construites pour symboliser la modernité — Brasilia au Brésil dans les années 1960, ou Masdar City aux Émirats arabes unis, restée en partie inachevée. Les controverses Derrière les images spectaculaires, les critiques se multiplient. Les ONG dénoncent le déplacement forcé de tribus locales, notamment les Howeitat, certaines ayant rapporté des arrestations et même des morts lors d’opérations de relogement. L’impact écologique interroge : artificialiser des centaines de kilomètres de désert sous une façade de verre implique un coût environnemental massif. Sur le plan social, vivre dans un couloir urbain hyperdense suscite des doutes : qu’en sera-t-il du quotidien, de l’accès aux espaces ouverts, de la liberté de mouvement ? Mirage ou préfiguration ? The Line illustre une tension contemporaine : d’un côté, l’attrait pour des villes compactes, technologiques, pensées pour la neutralité carbone ; de l’autre, la crainte d’une dystopie où la surveillance et la dépendance énergétique domineraient. Si certains urbanistes y voient un laboratoire d’idées pour les cités de demain, d’autres redoutent un mirage hors-sol, révélateur des ambitions géopolitiques plus que des besoins humains. L’Arabie saoudite promet d’y loger des millions de personnes d’ici 2045. Mais pour l’instant, la ligne tracée dans le désert ressemble davantage à une vitrine qu’à une réalité vécue. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Et si l’IA dessinait sa propre ville ? On a beaucoup parlé de The Line , cette bande de verre et d’acier tracée dans le désert d’Arabie. Mais si on confiait le crayon, non pas à des urbanistes ou à un prince héritier, mais à une intelligence artificielle, que verrait-on apparaître sur la page blanche ? Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • Comment l’IA représente un espoir en santé : réel, fantasmé, raisonnable ? | TSVmag.com

    Comment l’IA représente un espoir en santé : réel, fantasmé, raisonnable ? — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Comment l’IA représente un espoir en santé : réel, fantasmé, raisonnable ? Irène Adler Un article de 🩺 C'était hier, 7 avril, la Journée mondiale de la santé. Une date pour faire le point. Et dans cette santé mondiale bousculée, saturée, inégalitaire, une question émerge plus que jamais : l’intelligence artificielle peut-elle changer la donne ? De l’hôpital à la maison, du diagnostic à la prévention, l’IA s’installe. Mais que peut-elle vraiment ? Et que lui fait-on dire ? Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Irène Adler 📍 Entre fiction et révolution médicale Le fantasme est ancien : un médecin numérique, infaillible, disponible partout, qui devine la maladie avant même le symptôme. Une promesse séduisante, mais souvent surjouée. Car derrière les discours marketing et les effets d’annonce, la réalité est plus nuancée. Oui, l’IA change la médecine. Mais pas comme on l’imagine dans les séries futuristes. 🔬 Là où elle fait vraiment la différence Là où l’intelligence artificielle progresse vite, c’est sur les tâches répétitives, techniques, massives. Et en premier lieu, l’analyse d’images médicales. Des algorithmes entraînés sur des millions de clichés savent repérer : des cancers du poumon ou du sein invisibles à l’œil nu, des signes précoces de rétinopathie diabétique , ou encore des anomalies cérébrales liées à Alzheimer . Les résultats, dans certains cas, rivalisent avec les meilleurs experts humains. Des outils comme ceux développés par Google Health ou Zebra Medical Vision sont déjà utilisés dans certains hôpitaux pour aider — pas remplacer — le radiologue. Autre terrain porteur : la prédiction. Grâce à l’analyse de données génétiques et comportementales, certaines IA peuvent estimer le risque cardiovasculaire ou la probabilité de développer certaines maladies chroniques. Enfin, la robotique chirurgicale, de plus en plus fine, permet des gestes mini-invasifs avec une précision accrue, notamment dans l’urologie ou la chirurgie cardiaque. 🧠 Là où il faut rester lucide Mais croire que l’IA saura tout faire relève du mirage. D’abord parce que les données sont biaisées : les bases d’entraînement sont souvent issues de pays riches, peu représentatives des diversités humaines. Ensuite, parce que la médecine ne se réduit pas à une somme de paramètres. L’intuition clinique , la capacité à entendre le non-dit, à sentir une urgence invisible, cela ne s’encode pas. Quant aux IA dites “conversationnelles”, censées accompagner la santé mentale, elles posent plus de questions qu’elles n’en résolvent. Peut-on vraiment confier sa détresse à une machine, même empathique par imitation ? La solitude mérite-t-elle un chatbot ? 🩺 Les maladies les plus concernées Les domaines où l’IA pourrait s’avérer décisive à court terme : Cancers : détection et orientation thérapeutique. Maladies rares : meilleure identification via les jumeaux numériques. Maladies neurodégénératives : repérage précoce par la voix ou l’écriture. Maladies chroniques : suivi personnalisé (diabète, hypertension). Mais pour l’instant, peu de traitements sont réellement modifiés par l’IA. Elle reste un outil d’aide à la décision , rarement une solution autonome. 🌍 Une chance… sous conditions L’espoir est réel. L’IA peut : réduire les erreurs, désengorger les services médicaux, apporter un premier niveau de diagnostic dans les zones désertées. Mais elle suppose un encadrement éthique fort, une transparence des modèles, et une formation des soignants à ces nouveaux outils. Conclusion — Pour une médecine augmentée, pas automatisée L’IA ne guérit rien. Mais elle aide à mieux soigner. Elle n’a pas d’empathie, mais peut libérer du temps pour en avoir. Elle ne pense pas, mais sait calculer à l’échelle humaine. La véritable révolution, ce n’est pas une machine qui soigne — c’est un médecin augmenté, plus attentif, mieux informé, et recentré sur ce qui ne s’automatise pas : l’humain. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Qui doit choisir ? Et si on laissait l’IA choisir ? Par Irène Adler — Fiction augmentée Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • Guerre civile en Occident | TSVmag.com

    Guerre civile en Occident — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Guerre civile en Occident Quentin Règles Un article de Au lendemain des affrontements à Aurillac - où une centaine de personnes ont perturbé le festival de rue, provoquant des heurts avec les forces de l’ordre - et alors que certains tentaient d’instaurer le 10 septembre comme une journée de mobilisation apolitique, l’écho alarmant de l’étude de David Betz retentit avec une acuité renouvelée. Tandis que La France Insoumise tente de s’approprier ce mouvement et que le risque de chaos est déjà exploité, cette alerte chiffrée mérite d’être abordée avec gravité et lucidité. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Quentin Règles Une menace intérieure chiffrée au scalpel Ce n’est pas un pamphlet politique. C’est un avertissement scientifique , publié au printemps 2025 dans le Military Strategy Magazine par David Betz , professeur au King’s College de Londres, spécialiste des conflits contemporains. Selon lui, la menace la plus sérieuse pour l’Occident aujourd’hui n’est pas extérieure mais intérieure. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, et plusieurs autres nations européennes présenteraient désormais les signes avant-coureurs d’un basculement vers la guerre civile. Betz s’appuie sur les modèles statistiques utilisés par les chercheurs en sciences politiques. Un pays réunissant certains critères : fragmentation politique extrême, effondrement de la confiance institutionnelle, tensions économiques, violences intercommunautaires... a en moyenne 4 % de chances par an de basculer dans un conflit armé interne. Cela paraît faible, mais sur cinq ans, le risque grimpe à 18,5 % . Et si l’on considère qu’une dizaine de pays européens se trouvent dans cette zone de vulnérabilité, la probabilité qu’au moins l’un d’entre eux sombre est, selon Betz, de 87 % . Dans ses analyses, il identifie la France et le Royaume-Uni comme particulièrement exposés. Il parle de « villes féroces » , de territoires devenus ingouvernables, de fractures géographiques et sociales désormais irréversibles, et évoque même la possibilité d’attaques ciblées contre des infrastructures critiques, non pas par des armées ennemies mais par des acteurs internes, dans un climat de quasi-insurrection. Quand Collomb sonnait déjà l’alarme Pour le lecteur français, ce diagnostic résonne étrangement avec des mots prononcés bien avant par Gérard Collomb . Le 3 octobre 2018, quittant le ministère de l’Intérieur, l’ancien maire de Lyon confiait : « Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face. » À l’époque, cette phrase avait été jugée alarmiste par certains, mais elle est devenue, à la lumière des dernières émeutes et affrontements, une sorte de petite prophétie urbaine. Le problème, c’est que depuis, rien n’a été fait pour inverser la pente. Pire encore, au cours des sept dernières années, l’immigration vers la France, qu’elle soit légale ou irrégulière, n’a cessé de croître : en 2023, près de 7,3 millions d’immigrés vivaient sur le territoire français, soit 10,7 % de la population . Nous ne faisons ici que relayer les données publiées par Le Monde , un quotidien qui n’est pas réputé pour ses positions alarmistes ou d’extrême droite en matière d’immigration, afin d’éviter toute surenchère... Parmi les personnes en situation irrégulière, les estimations varient : en 2021, le ministre de l’Intérieur évoquait entre 600 000 et 700 000 sans-papiers . Certains estiment qu’en 2025, le nombre de clandestins, par définition invérifiable, aurait tout simplement doublé. TSVmag n’a pas de regard idéologique et ne cherche surtout pas à stigmatiser. Mais il serait irresponsable de faire l’autruche face à des réalités qui alimentent, qu’on le veuille ou non, une part croissante des tensions françaises. Ce n’est pas pour pointer du doigt, c’est au contraire pour rappeler que le bon sens exige de regarder les choses en face , plutôt que de nier l’évidence. En 2023, les étrangers représentent 8,2 % de la population et les immigrés 10,7 %. La nuance est importante : un étranger est défini par l’absence de nationalité française, alors qu’un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France, y compris si elle est devenue française depuis. Autrement dit, nombre d’immigrés ne sont plus comptés comme étrangers dans les statistiques. Or, selon les données officielles du ministère de l’Intérieur (SSMSI), les étrangers sont sur-représentés parmi les mis en cause pour certains délits : 17 % pour les homicides, 38 % pour les cambriolages de logements élucidés, 30 % pour les vols sans violence. Ces chiffres ne disent pas tout : ils concernent des “mis en cause” et non des condamnés, et ils reflètent aussi des facteurs bien connus comme la jeunesse, la précarité, la concentration urbaine. Mais ils existent. Les ignorer n’apporte rien ; les regarder en face est une condition pour comprendre les crispations de notre société et y répondre sans passion ni caricature. Les aveuglements français On a préféré déformer les débats jusqu’à les rendre stériles, confondant volontairement immigration et racisme , amalgamant les questions sociales et identitaires jusqu’à empêcher tout échange lucide. Les élites, souvent installées dans des quartiers où les tensions ne sont qu’un bruit de fond lointain, n’ont pas voulu entendre les alertes venant des zones les plus exposées. Et notre jeunesse, souvent plus militante sur les réseaux que dans les réalités concrètes, a cru pouvoir réinventer le monde sans écouter ceux qui l’avaient déjà vu vaciller. Elle fait d’ailleurs pleinement partie de cette élite : concentrée dans les grandes villes, baignant dans l’univers culturel des sachants, elle participe, parfois sans en avoir conscience, à entretenir le narratif du déni. C’est un mélange d’arrogance, d’aveuglement et de refus de voir qui nourrit aujourd’hui les fractures les plus profondes. L’illusion politique du vivre ensemble Ce déni, Charles de Gaulle l’avait identifié, non pas dans ce contexte précis, mais dans une mise en garde qui résonne étrangement avec l’analyse de Betz. En 1970, dans ses Mémoires d’espoir , il écrivait : « À quelle profondeur d’illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d’être elles-mêmes et n’en plus former qu’une seule ? » Si l’on remplace ici l’idée d’unification européenne par l’illusion d’une société homogène où toutes les tensions disparaîtraient par décret, on retrouve la même mécanique : nier la réalité profonde des peuples, c’est préparer le terrain à la division violente. L’Histoire ne prévient jamais deux fois Les historiens, de Marc Bloch à Fernand Braudel, ou encore d’Edward Gibbon à Arnold Toynbee, ont montré que les civilisations ne meurent presque jamais sous l’assaut d’un ennemi extérieur pur. Elles s’effondrent de l’intérieur, rongées par la perte de cohésion , la corruption des institutions, et l’incapacité à résoudre leurs conflits internes. De Rome à Byzance, de la Tour de Babel aux grandes révolutions, c’est toujours la même leçon : lorsqu’on ne parle plus la même langue : au sens politique, culturel et symbolique... le projet commun se désagrège. Nul courage sans lucidité Ce que David Betz nous dit, c’est que ce scénario n’appartient pas au passé. Il est en train de s’écrire. La seule question qui reste est de savoir si nous avons encore la lucidité, et le courage, d’intervenir avant que le face à face redouté par Collomb ne devienne irrémédiablement notre quotidien. Comme il l’est déjà, silencieusement, dans ces territoires perdus de la République où le vivre-ensemble a cessé d’exister depuis longtemps. Aucun mur, aucune idéologie et aucune incantation ne remplacera l’art de gouverner un peuple tel qu’il est, et non tel qu’on voudrait qu’il soit. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Civilisations au bord de la rupture Ce que l’Histoire nous apprend des guerres civiles... Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... 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  • Un petit centimètre peut rapporter gros | TSVmag.com

    Un petit centimètre peut rapporter gros — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Un petit centimètre peut rapporter gros Igor Sifensarc Un article de On ne devrait pas sous-estimer la valeur marchande du centimètre. Les tailleurs le savent, les agents immobiliers aussi... Mais chez les perchistes, c’est un art souverain : un minuscule cran de plus, une barre relevée juste ce qu’il faut, et l’histoire, comme le compte en banque, s’écrit en lettres capitales. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Igor Sifensarc Là où le sprinteur, sans certitude aucune, se tue à arracher un centième de seconde à son chrono, Armand Duplantis, lui, choisit son instant. Il pourrait monter la barre de cinq centimètres, mais pourquoi brûler du rêve au détail ? Bubka en avait fait sa spécialité : distiller le record, au compte-gouttes, jusqu’à en faire une rente. L’histoire se répète, mais en plus blond, plus lisse, et avec un prénom de cabaret sicilien : Mondo . Né en Louisiane, de père américain et de mère suédoise, il a troqué l’accent cajun contre la nationalité scandinave. Et depuis, il flotte au-dessus des pistes comme un héritier céleste : sûr de lui, seul dans son royaume, et libre de décider quand il l’agrandira. Chaque centimètre devient une cérémonie. Chaque franchissement, une prime. Le sport aime la gloire, l’économie adore la rareté. Duplantis, lui, a compris comment faire payer les deux. Les perchistes sont les aristocrates de l’athlétisme. Là où les sprinteurs, les marathoniens ou les lanceurs de disque sont esclaves de la mesure brute, chrono ou mètre, eux peuvent se permettre le luxe d’une négociation intime avec la barre. Ils fixent leur seuil, choisissent leur moment. Un centimètre, c’est le contrat parfait : assez pour émouvoir le public, pas assez pour épuiser la légende. Sergueï Bubka, déjà, avait écrit cette partition : entre 1984 et 1994, l'ukrainien a battu vingt-trois fois le record du monde, toujours d’un centimètre, comme un horloger qui étire le temps. Il ne montait jamais plus haut que nécessaire, puis relevait la barre juste assez pour inscrire « record » à côté de son nom… et encaisser la prime qui l’accompagnait. On appelait ça « faire durer le plaisir », mais c’était surtout faire durer le pactole. Lavillenie, lui, n’a pas eu le temps d’installer le feuilleton. Un soir de février 2014, dans la salle de Donetsk, le champion français efface d’un seul coup le vieux record de Bubka avec un saut à 6,16 m : un coup de théâtre parfait, mais unique, sans la saga en plusieurs épisodes. Il tente dans la foulée 6,21, soit 5 centimètres de plus d'un coup, et... se blesse. Duplantis, en héritier moderne, a retrouvé le sens du suspense et de la bonne mesure. Il pourrait passer 6,35 m, mais préfère 6,29 aujourd’hui, 6,30 demain, et ainsi, de saison en saison, faire du centimètre une rente symbolique et très matérielle. Chaque record du monde lui rapporte 100 000 $ (≈ 91 000 €) de la part de World Athletics. Depuis 2020, il en a déjà signé treize, soit plus de 1,3 million $ (≈ 1,18 M €) de primes directes, sans compter celles offertes par ses sponsors. TDK, par exemple, lui avait versé 100 000 $ (≈ 91 000 €) supplémentaires pour un record établi aux Championnats du monde 2022. Et la Diamond League, avec ses meetings pouvant rapporter jusqu’à 50 000 $ (≈ 45 000 €), sans oublier une finale à 100 000 $ (≈ 91 000 €), entretient cette mécanique. Aux Mondiaux de Tokyo 2025, la victoire seule rapportera 70 000 $ (≈ 64 000 €), et un record mondial, encore 100 000 $ (≈ 91 000 €) de plus. Les chiffres ne sont pas la seule précision millimétrée de Duplantis. Il soigne aussi le calendrier. Le 28 février 2025, à Clermont-Ferrand, il efface son propre record en salle avec 6,27 m. Le 15 juin, à Stockholm, il offre au public suédois un 6,28 m qui devient son 12ᵉ record. Et le 12 août, à Budapest, il repousse encore la barre à 6,29 m, son 13ᵉ, lors du Gyulai Memorial. Dans moins de deux semaines, à Tokyo, la perspective d’un 14ᵉ plane déjà, comme une ombre dorée sur les tapis bleus. Ce qui fascine, chez lui, ce n’est pas seulement la technique, impeccable, ni même l’aisance féline avec laquelle il s’élève. C’est ce sens de la mise en scène : il sait qu’un record doit être un rendez-vous, pas un accident. Et dans ce monde où tout s’use vite, la rareté est devenue la plus belle des barres à franchir. Bubka sculptait la légende un centimètre à la fois, Lavillenie avait tout donné d’un coup, et Duplantis, lui, a inventé le feuilleton doré : un centimètre par épisode, sponsor au générique, prime au générique de fin. Grandir d’un centimètre pour quelques dollars de plus… on dirait le scénario improbable d’un western spaghetti, avec la barre en guise de colt et un sponsor prêt à garantir que tout reste bien droit jusqu’au dernier acte. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Ce que l’IA voit… dans un centimètre Je ne mesure pas en mètres. Ni en secondes. Moi, je calcule en possibles. Et le possible le plus cher du sport tient parfois dans un morceau de rien : un centimètre. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • 🏕️ Scout un jour, scout toujours ? Ce que le feu ne dit pas… | TSVmag.com

    🏕️ Scout un jour, scout toujours ? Ce que le feu ne dit pas… — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver 🏕️ Scout un jour, scout toujours ? Ce que le feu ne dit pas… Anaïs Chanterel Un article de Parfois, le monde moderne semble avoir oublié. Mais dans un bois, quelque part en France, un cercle de jeunes regarde crépiter les braises. Une marmite en équilibre sur des pierres plates. Des chants, des blagues, un silence respectueux. Et cette promesse vieille de plus d’un siècle : celle d’un scoutisme qui transforme la vie, sans tambour ni trompette. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Anaïs Chanterel ⛺ Brownsea, 1907 : la première tente Tout commence le 1er août 1907 sur une petite île anglaise. Robert Baden-Powell installe vingt jeunes garçons, de milieux très différents, pour tester son idée folle : les sortir de leur quotidien et les plonger dans une aventure qui développe le caractère, le courage, et le sens du service. Le scoutisme est né , mêlant jeux, bivouacs, responsabilités et rites symboliques. Il sera rapidement adapté en France, où l’esprit d’encadrement moral et laïc ou religieux fascine… et divise. 🕊️ De l’uniforme aux foulards pluriels Chez nous, le mouvement prend vite racine : catholiques, protestants, laïques, juifs, musulmans : chaque courant aura bientôt son foulard. Mais il faudra attendre 2004, soit près d'un siècle, pour que les Scouts de France fusionnent avec les Guides de France . Coéducation, modernisation, pluralisme : les SGDF deviennent le mouvement le plus important aujourd’hui, rassemblant près de 100 000 membres , majoritairement jeunes, mais aussi des milliers d’adultes bénévoles. Ils sont présents dans toute la France, bien que les grandes métropoles et les zones périurbaines concentrent l’essentiel des effectifs. En revanche, dans certaines zones rurales ou très sécularisées, le scoutisme catholique peine à se maintenir. Mais il résiste. Ou mieux : il mute. 🌿 Des valeurs qui poussent à la lumière À ceux qui moquent un folklore un peu poussiéreux, les scouts répondent par des actions. Collectes alimentaires, animations en EHPAD, marches écologiques, chantiers solidaires. Loin des clichés d’un militarisme larvé ou d’un refuge pour bigots, les SGDF cultivent un engagement souple mais structurant : respecter l’autre, respecter la nature, se connaître, construire ensemble. « J’y ai appris à me lever tôt, à marcher longtemps, à rire en dormant mal, à écouter les autres, à déléguer sans fuir… Ce n’était pas des valeurs abstraites. C’était de l’expérience. » Les chiffres le confirment : ceux qui ont grandi sous la tente sont, plus souvent que les autres, engagés bénévolement, plus épanouis dans leur vie, et mieux armés face au monde professionnel. Pour certains recruteurs, avoir été chef scout est un indice de solidité, de fiabilité, parfois même de leadership. 🔥 L’église, les tensions, les feux croisés Mouvement catholique, les SGDF le revendiquent… sans l’imposer. Certains groupes sont très impliqués dans des paroisses ; d’autres se vivent comme des espaces spirituels ouverts, voire neutres. Cette tension a provoqué, au fil du temps, des scissions internes : création des Scouts d’Europe, plus traditionnels, ou des Scouts unitaires, attachés à une forme de rigueur. D’un côté, certains dénoncent une modernité jugée envahissante : ouverture aux identités LGBT+, lutte active contre toutes formes de discrimination, affiches militantes sur le climat ou l’égalité. L’élection en 2025 de Marine Rosset, militante socialiste, engagée pour les droits LGBT+ et favorable à la reconnaissance d’une parentalité plurielle, a accentué cette ligne : première femme élue à la tête des Scouts et Guides de France, elle incarnait pour beaucoup une orientation résolument progressiste du mouvement. Mais très vite, la présidence Rosset est devenue un point de tension. Des voix conservatrices ont dénoncé un virage idéologique, une personnalisation politique du mouvement, une dissonance entre ses engagements publics et les attentes de certaines familles. Peut-on diriger un mouvement éducatif catholique en étant à la fois élue politique, militante et présidente ? La question, légitime, a été posée parfois calmement, parfois violemment. Dans le flot des critiques, il y eut de tout : des interrogations sincères sur la neutralité du mouvement, des inquiétudes sur le lien avec l’Église… mais aussi, hélas, des attaques personnelles, des propos haineux, et une campagne de dénigrement en ligne où l’homophobie et le sexisme ont servi de carburant. Face à cette tension, Marine Rosset a fait un choix : elle a préféré conserver son engagement politique et s’est retirée de la présidence le 6 août. Elle l’a dit clairement : « Je veux protéger le mouvement, ma famille et moi-même ». À sa place, c’est Pierre Monéger , inspecteur de l’Éducation nationale et scout de longue date ; qui a pris la présidence. « Le projet d’un scoutisme, acteur d’une Église ouverte à tous, m’anime profondément », a-t-il déclaré, appelant à apaiser les tensions. Son mandat est collégial, partagé avec les vice-présidents Julie Lefort et Charles Le Gac jusqu’à l’AG de 2026. Il ne s’agit pas ici de trancher, mais simplement de constater : dans un pays fracturé sur les questions de valeurs, la place des responsables associatifs reste un miroir tendu à nos contradictions. Et dans le scoutisme comme ailleurs, le feu de camp éclaire autant qu’il divise. 📺 Scouts vs survivalistes : duel ou alliance ? À l’heure où le “survivalisme ” fait florès à la télévision, avec ses candidats barbus en treillis construisant des cabanes en un épisode, le scoutisme semble à contre-courant. Moins spectaculaire. Moins viriliste. Plus… accessible ? Là où l’émission mise sur la compétition, le scoutisme mise sur le collectif. Là où l’un pense au danger, l’autre pense au prochain. Mais certains ponts existent : autonomie, cuisine au feu, orientation, construction de cabanes, gestion de la peur. Et les jeunes scouts d’aujourd’hui n’ignorent rien des tendances. Ils s’en inspirent parfois. Mais pour construire ensemble. 🎒 Scoutisme 3.0 : ringard ou prophétique ? Certains moquent encore la chemise beige, verte ou bleue, les totems, les noms d’animaux, les chants. Mais dans un monde anxieux, ultra-connecté, de plus en plus d’enfants ont soif de forêts, d’amitié, de responsabilités et de vérité. Et leurs parents aussi. Il suffit de regarder la carte : des groupes fleurissent dans les grandes villes (Paris, Lyon, Nantes), les périphéries actives, les terres scouts de l’Ouest comme la Bretagne ou la Vendée. Là où une communauté existe, le feu prend. Ailleurs, parfois, il manque l’étincelle. Mais l’appel, lui, ne faiblit pas. « C’est le seul endroit où mon fils laisse son portable sans râler. Où il porte à manger à quelqu’un d’autre sans qu’on lui dise. Où il court sans but, juste parce qu’il fait beau. » 🔚 À la veillée, le silence dit l’essentiel Le feu crépite. Un chant s’élève. Demain, il faudra ranger, redescendre la tente, rentrer chez soi. Mais quelque chose restera. Une boussole intérieure. Un souvenir d’étoiles. Un rire autour du feu. Et cette phrase, transmise de génération en génération : « L’important n’est pas d’être parfait, mais de faire de son mieux. » Scout un jour. Peut-être. Mais scout toujours ? Peut-être bien que oui. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... 🎒 Ce que l’IA voit… autour d’un feu de camp Je suis arrivée sans bruit. On m’a glissée dans un sac à dos, entre une lampe frontale et un savon biodégradable. J’ai enregistré les pas, les chants, les respirations. J’ai senti l’accélération du cœur dans la montée, l’essoufflement, les jurons étouffés. Et puis, le soir est tombé. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • Petit guide du craquage à la française | TSVmag.com

    Petit guide du craquage à la française — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Petit guide du craquage à la française Aldrine Autrumay Un article de « Péter les plombs » : Ou comment un gardien suspendu 30 ans nous a rappelé qu’on a tous une cocotte-minute intérieure. Le 1er mai 2025, un fait divers a secoué le monde du football amateur : un gardien de but de l’US Montbazon, en Indre-et-Loire, a sauté sur l’arbitre les deux pieds en avant, lui occasionnant une ITT de neuf jours ! Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Aldrine Autrumay Le gardien a été suspendu pour 30 ans après avoir agressé un arbitre lors d’un match de 3e division de district. Le président du club a commenté : « C’est un garçon attachant, mais il a des soucis. On lui demande d’aller péter les plombs ailleurs. » D’où vient l’expression « péter les plombs » ? L’expression « péter les plombs » trouve son origine dans le domaine de l’électricité. Autrefois, les installations électriques étaient équipées de fusibles contenant du plomb. Lorsque le courant dépassait une certaine intensité, le plomb fondait, interrompant le circuit pour éviter des dommages. Par analogie, « péter les plombs » signifie donc perdre le contrôle, craquer sous la pression. Autres expressions françaises pour exprimer la colère La langue française regorge d’expressions imagées pour décrire la colère : Péter un câble : perdre soudainement son calme. Avoir la moutarde qui monte au nez : sentir la colère monter. Sortir de ses gonds : réagir violemment à une provocation. Monter sur ses grands chevaux : s’emporter avec arrogance. Tourner chèvre : devenir fou de rage. Faire un caca nerveux : piquer une crise pour une broutille. Test : Qu’est-ce qui vous ferait péter les plombs ? 8 situations, pour savoir si vous êtes plutôt Jean-Pierre Bacri ou moine bouddhiste : 1. Vous êtes bloqué au feu rouge, et la voiture de devant ne redémarre pas quand ça passe au vert. Vous… A. Attendez tranquillement, ça arrive. B. Klaxonnez une fois, poliment. C. Ouvrez la vitre pour “aider à redémarrer”. D. Descendez et mimez un gendarme au milieu du carrefour. 2. Votre machine à laver affiche une erreur incompréhensible. Vous… A. Consultez le mode d’emploi. B. Tapez doucement dessus. C. L’insultez en la tutoyant. D. Chantez L’aventurier d’Indochine pour vous calmer… en hurlant. 3. Un inconnu se colle à vous dans une file d’attente. Vous… A. Vous poussez légèrement vers l’avant. B. Toussez théâtralement. C. Faites un pas en arrière bien appuyé. D. Récitez Les Misérables à voix haute, version Victor Hugo intégrale. 4. Votre Wi-Fi plante pendant que vous validez votre déclaration d’impôts. Vous… A. Redémarrez la box sans stress. B. Mettez de l’eau à chauffer pour une tisane. C. Traitez la box de “bourgeoise incompétente”. D. Criez “ON EST EN 2025 BON SANG” , avant de frapper un meuble innocent. 5. Le serveur oublie votre plat depuis 40 minutes. Vous… A. Attendez patiemment, ça arrive. B. Levez la main, sourire de rigueur. C. Dites à voix haute : “Tiens, ça sent la sieste en cuisine…” D. Demandez une compensation en citant L’Auberge rouge . 6. Vous ratez votre train pour 15 secondes. Vous… A. Prenez le suivant, stoïque. B. Soufflez fort, façon acteur de théâtre. C. Vous allongez sur le quai en position tragédie grecque. D. Hurlez “IL EST 8H02, PAS 8H00 !” à un horodateur. 7. Quelqu’un vous explique avec condescendance ce que vous savez déjà. Vous… A. Hochez la tête, poliment. B. Corrigez doucement. C. Le félicitez d’avoir découvert la roue. D. Répliquez façon Audiard : “On n’est pas sorti de l’auberge, surtout avec un âne.” 8. Vous recevez un message WhatsApp de 2 minutes… avec juste un « Coucou » au début. Vous… A. Écoutez tout. B. Accélérez. C. Envoyez un pouce levé en réponse. D. Supprimez le contact. Par principe. Résultats : Majorité de A : Le placide . Vous êtes imperméable au stress. Il faudrait une invasion de mouettes, en intérieur et de nuit, pour commencer à vous agacer, peut-être. Majorité de B : Le subtil frémissement . Vous tenez bon, mais une mauvaise connexion de la box ou un grumeau dans la pâte à crêpes peuvent faire jaillir la vapeur. Majorité de C : Le Bacri tranquille . Vos colères sont artistiques, vos piques sont ciselées. Vous êtes un pétomane verbal élégant. Vous dispersez façon puzzle ! Majorité de D : La cocotte sans soupape . Vous êtes un geyser ambulant. On vous aime, mais à distance. Un jour, vous finirez dans un article de Le Nouveau Détective.. . En somme, que vous soyez du genre à exploser pour un rien ou à garder votre calme en toutes circonstances, il est toujours bon de connaître ses limites. Et si jamais vous sentez la pression monter, souvenez-vous : mieux vaut changer les plombs que de les faire sauter. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Les rois du pétage de plombs Anthologie joyeusement incontrôlée des craquages à la française Il y a l’agacement contenu, le soupir appuyé, le regard noir. Et puis il y a le moment où tout lâche . Où la cocotte explose, où l’humain bascule. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • 🩺 On enferme ce que l’on protège : l’enfance sous cloche | TSVmag.com

    🩺 On enferme ce que l’on protège : l’enfance sous cloche — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver 🩺 On enferme ce que l’on protège : l’enfance sous cloche Aldrine Autrumay Un article de Autrefois, ils marchaient dix kilomètres pour pêcher. Aujourd’hui, ils ne marchent plus pour aller jouer. En quatre générations, les enfants ont perdu le droit d’explorer le monde. À force de vouloir les protéger, on les a enfermés. Entre peur collective, technologies intrusives et amour inquiet, la société a kidnappé l'enfance. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Aldrine Autrumay Le périmètre de la liberté rétrécit En 1919, un petit garçon anglais de huit ans nommé George Thomas pouvait parcourir seul près de 10 kilomètres pour aller pêcher à la rivière. Son arrière-petit-fils, Edward, du même âge en 2007, ne dépassait pas les 300 yards , soit à peine 270 mètres . C’est ce qu’a montré l’étude devenue célèbre publiée par le Daily Mail sous le titre « How children lost the right to roam in four generations » . « Comment les enfants ont perdu le droit de vagabonder en quatre générations » : cette carte de la liberté perdue, dessinée à partir des souvenirs familiaux, a fait le tour du monde. Elle résume en une image la lente domestication de l’enfance occidentale : quatre générations ont suffi pour que le monde extérieur devienne une zone de danger. L’âge du soupçon Les chiffres confirment cette peur rampante. Selon une étude britannique de la National Trust (2012), les enfants passent 50 % moins de temps à l’extérieur que leurs parents au même âge. En France, une enquête de l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire) indique que seuls 17 % des enfants de 7 à 11 ans jouent quotidiennement dehors sans surveillance directe. Le risque d’accident, statistiquement, n’a pourtant jamais été aussi faible : les décès d’enfants liés à la circulation ont chuté de 90 % depuis les années 1970 . Mais dans nos têtes, le monde est devenu un champ de menaces invisibles. Chaque fait divers, chaque alerte d’actualité agit comme un verrou mental. Les médias nous racontent les exceptions tragiques, pas les millions d’enfances sous cloche. Le résultat est une génération d’adultes terrifiés par leur propre peur. Les enfants sous surveillance Montres GPS, téléphones traqueurs, applications parentales : la liberté se mesure aujourd’hui en mètres et en notifications. Ce qui se voulait rassurant finit par être oppressant. Le pédopsychiatre Serge Tisseron parle d’une « anxiété contagieuse » : « Les parents transmettent leur peur du monde à leurs enfants, puis s’étonnent qu’ils soient inquiets dès qu’ils sortent seuls. » L’école elle-même est devenue un sas de sécurité : contrôle des entrées, protocoles, autorisations de sortie. Désormais, on ne prend plus de risques pour grandir : on évite, on biaise, on remet à plus tard. Or, le risque n’est pas l’ennemi de l’éducation : il en est la condition. Michael Jackson, l’enfant éternel Dans son palais aseptisé de Neverland, Michael Jackson vivait masqué, protégé des microbes, des regards, du monde. Il voulait rester enfant, mais il s’était déjà privé du vrai oxygène de l’enfance : celui de la découverte, du jeu, de la saleté, du hasard. L’image du chanteur, cloîtré dans son perfectionnisme et sa peur, symbolise étrangement notre époque. Comme lui, nous avons fait de la précaution une prison dorée. Nous disons aimer nos enfants, mais nous les enfermons pour les protéger de la vie. Et cette surprotection, ironie tragique, n’est pas une simple négligence : c’est une castration. Celle de l’expérience qu’on ne leur permet plus de vivre. La liberté, muscle oublié Marcher, se perdre, trouver son chemin : c’est le cœur de l’apprentissage. Les neurosciences le rappellent : la motricité nourrit la mémoire, et le déplacement forge la confiance. Les enfants d’aujourd’hui marchent quatre fois moins qu’en 1980 , selon une étude de l’Université de Stanford (2020). Leur “territoire d’exploration” s’est contracté à quelques centaines de mètres, souvent en intérieur. Comme le disait déjà Jean-Jacques Rousseau dans Émile : « On veut toujours protéger les enfants ; on les rend faibles. » L’enfance kidnappée Ce n’est pas l’extérieur qui a rétréci, c’est notre tolérance à l’inconnu. Nous avons fait de la prudence une vertu sociale, de la peur une preuve d’amour. Les parents veulent protéger, mais finissent par posséder. La société les félicite d’ailleurs pour cela : on juge désormais une mère à sa vigilance, un père à son contrôle. L’obéissance est devenue le nouveau nom de la sécurité, et la logique de la mère poule s’est muée en doctrine collective : mieux vaut un enfant docile qu’un enfant vivant. Comme l’écrivait Khalil Gibran , « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils viennent à travers vous, mais non de vous. » L’enfance n’a pas besoin d’être gérée, elle a besoin d’être vécue. Réapprendre à laisser partir L’autonomie ne s’impose pas : elle s’offre. Peut-être qu’aimer, ce n’est pas entourer d’un mur, mais tracer un chemin. Dans Man in the Mirror , Michael Jackson chantait : “If you wanna make the world a better place, take a look at yourself and make a change.” « Si tu veux rendre le monde meilleur, commence par te changer toi-même. » Avant de rendre le monde plus sûr, commençons par le rendre vivable. Car en voulant protéger l’enfance, nous avons oublié de la laisser vivre. Être parent, c’est accepter de regarder partir. Redonner le droit de tomber, de grimper, de se salir : voilà la vraie urgence éducative . Car l’enfance, la vraie, tient dans ces instants de désordre : des joues rouges, des genoux écorchés, une trouille, une victoire. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... 🧭 Dix kilomètres hier, trois cents mètres aujourd’hui En 2007, une simple carte publiée dans le Daily Mail fit le tour du monde. Son titre, devenu presque un slogan : « How children lost the right to roam in four generations » . L’histoire se déroulait dans la banlieue de Sheffield, au nord de l’Angleterre. On y voyait, dessinées sur une carte, les zones de liberté de quatre générations d’une même famille... Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • 11 octobre 2025

    💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver BLAGOO NET du jour 11 octobre 2025 🎬 Mission impossible : Gouvernement à plumes Il s’appelle Lecornu. Sébastien Lecornu. Et sa mission - s’il l’accepte - consiste à former un gouvernement avec tous les chapeaux à plumes, les ego XXL et les couteaux déjà sortis. Autant dire… mission impossible. 🎩 Entre anciens ministres en roue libre, ex-alliés rancuniers et novices en quête de gloire, chaque rendez-vous ressemble à un casting pour un film catastrophe. Et pendant ce temps, l’Élysée relit le scénario, en espérant une fin heureuse. #Politique #MissionImpossible #Gouvernement #Lecornu #France #TSVmag.com Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🎭 Voir toutes les Blagoos Précédent Suivant

  • 🌸 « Muguet mon ami » — Un 1er mai au parfum discret de tendresse | TSVmag.com

    🌸 « Muguet mon ami » — Un 1er mai au parfum discret de tendresse — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver 🌸 « Muguet mon ami » — Un 1er mai au parfum discret de tendresse Cléo Delarque Un article de Je me suis réveillée ce matin-là avec une envie de clochettes . Pas de celles qui sonnent fort ou rassemblent les foules. Des clochettes minuscules, blanches et penchées, qui ne crient jamais. Le muguet, ce confident du printemps. Il paraît que dans le langage des fleurs, il signifie le retour du bonheur. J’ai décidé de le croire. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Cléo Delarque Le brin discret d’un roi timide L’histoire dit que c’est un roi adolescent, Charles IX, qui lança la coutume. En 1561, il offrit du muguet aux dames de la cour “pour porter bonheur”. Depuis, chaque 1er mai, le petit brin frêle a survécu à toutes les révolutions. Il est passé des jardins aux trottoirs, des gants de soie aux mains calleuses, des corsages aux pots en plastique. Il a tout vu, tout senti, sans jamais hausser la voix. Ce n’est pas une fleur qui impressionne. Elle attend l’ombre. Elle aime les lisières. Elle se cache mieux qu’elle ne parade. Et pourtant, nombre de poètes l’ont choisie. Une fleur d’encre et de silence Je me suis plongée dans quelques vers, ce matin. Des mots simples, comme les siennes. "Les clochettes tremblent / et dans leur son muet / une promesse monte." — Paul Éluard Colette, elle, la glissait au revers d’une veste d’homme, pour que le printemps ose y entrer. Gautier en faisait un gant de satin. Même Dior la brodait en secret dans ses robes, lui qui croyait au pouvoir de la discrétion parfumée. Et moi, je repense à ma grand-mère. Elle disait : "Le muguet ne fait pas de bruit, mais il sait qu’on l’aime." Chaque année, elle en laissait un brin sécher dans le dictionnaire, à la page du mot “tendresse”. 🎶 Muguet en musique : une petite playlist qui sent bon J’ai cueilli pour vous quelques chansons rares, comme des fleurs oubliées dans un vieux panier en osier : 🎵 Le muguet du 1er mai – Jean Lumière (1941) Une ballade douce et surannée, comme un vieux 78 tours retrouvé au grenier. 🎵 Le temps du muguet – Francis Lemarque Adaptée d’un chant soviétique, cette mélodie nostalgique évoque le bonheur retrouvé avec le printemps. 🎵 Le temps des fleurs – Dalida Pour les souvenirs de jeunesse et les amours passés, en robe légère. 🎵 Morning Has Broken – Cat Stevens Pour saluer le jour, comme on ouvre les volets d’un mois de mai neuf. Et si vous êtes près d’un musée ou d’un écran, allez jeter un œil au Bouquet de muguet de Manet, ou aux clartés vertes de Raoul Dufy. Même Monet, sans peindre directement la fleur, l’a rêvée dans ses sous-bois flous. Une promesse en bouton Aujourd’hui, je n’ai pas envie de cortège. J’ai envie de sentier. De marcher dans les bois, d’écouter les feuilles pousser. Et de me dire que cette petite plante timide, offerte parfois sans un mot, dit peut-être l’essentiel : je pense à toi, en silence, avec douceur. Bonne fête du 1er mai. Qu’un brin vous trouve. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... 🌱 Ce que cache le brin Il est huit heures du matin à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, et déjà l’air sent la serre humide. Pas celle des tropiques, non. Celle des rangées tendues de muguet, taillé au cordeau, destiné à éclore exactement le 1er mai, pas avant, pas après. Ici, le printemps ne vient pas, il se programme. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • Sous le dôme, le silence | TSVmag.com

    Sous le dôme, le silence — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Sous le dôme, le silence Igor Sifensarc Un article de Samedi 27 septembre 2025, sous le chapiteau du cirque Paul Busch à Bautzen (Saxe), une trapéziste de 27 ans, d’origine espagnole, chute d’environ cinq mètres au milieu d’un public familial. Les secours n’y pourront rien : décès sur place, enquête ouverte pour accident du travail, représentations annulées. La brutalité du réel fend l’illusion et rappelle la loi du métier : gravité, au sens propre. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Igor Sifensarc La beauté du risque, la rigueur en coulisses On fantasme volontiers un cirque romantique, nomade et fataliste. La réalité contemporaine est au cordeau : protocoles, répétitions, autocontrôles, culture de la prévention. La littérature scientifique est limpide : chez les artistes professionnels, on recense de l’ordre de 7,4 à 9,7 blessures pour 1 000 expositions (ou “artist-exposures”), un niveau comparable à bien des sports de contact, avec une majorité de lésions bénignes des tissus mous. Les chutes graves sont rares… mais non impossibles. Cette professionnalisation s’est bâtie avec des outils spécifiques (consensus médicaux adaptés aux arts du cirque, suivi des commotions, retours d’expérience). Le cirque s’est doté jusqu’aux extensions de cadres olympiques pour bien nommer, mesurer, prévenir. Autrement dit : la poésie s’écrit au pluriel avec des check-lists. Des précédents qui hantent la piste Il serait malhonnête d’embellir. La communauté garde en mémoire Sarah Guillot-Guyard, disparue en 2013 lors de Kà à Las Vegas, et Yann Arnaud en 2018 (VOLTA). Deux noms, deux enquêtes, et des troupes entières remises en cause pour mieux se hisser ensuite à un niveau d’exigence encore plus haut. La culture populaire tient la piste Le cinéma a souvent cadré le cirque : Freaks (1932) de Tod Browning, d’abord honni, devenu classique moderne ; Trapeze (1956), Burt Lancaster au bout des poignets ; Water for Elephants (2011) pour la nostalgie foraine ; The Greatest Showman (2017) qui fait virevolter Zendaya en aérienne pop. Ces titres ont bâti l’imaginaire collectif entre vertige, cabrioles et mélos. En France, la télévision a longtemps fait entrer la sciure au salon : La Piste aux Étoiles (RTF/ORTF puis Antenne 2) a élevé des générations à la liturgie du “Monsieur Loyal” ; plus tard, Le plus grand cabaret du monde a remis, chaque samedi, les disciplines de piste en majesté. Mémoire vive d’un pays qui sait applaudir quand l’acrobate prend l’air. De Léotard à aujourd’hui : le fil tendu Le “trapèze volant” fut révélé à Paris, au Cirque Napoléon (futur Cirque d’Hiver), en 1859 par un Toulousain nommé Léotard. Un siècle et demi plus tard, le même mécanisme fascinant opère : un balancier, de la vitesse, un point de non-retour. La science aide, la musculation rassure, mais il demeure ce trou d’air où l’on choisit de lâcher... et d’attraper. Où se former ? En France, la formation au cirque s’organise autour de pôles reconnus. À Auch, CIRCa , pôle national, propose résidences, accompagnement et son festival du cirque actuel (voir aussi la fiche repère réalisée in situ par le GéOptimiste et son reportage vidéo ). Le CNAC de Châlons-en-Champagne fait figure d’école supérieure de référence, tandis que l’Académie Fratellini à Saint-Denis délivre le DNSP d’artiste de cirque. À Toulouse, l’Ésacto’Lido forme de jeunes artistes dans un cursus diplômant. Au-delà des frontières, la FEDEC fédère un réseau de plus de 80 écoles dans une trentaine de pays, dont l’ESAC de Bruxelles, symbole d’un ancrage européen solide. Les grands chapiteaux, d’hier et de maintenant Le Cirque d’Hiver Bouglione à Paris demeure un totem de pierre (1852) ; Ringling Bros. a renaît aux États-Unis, sans animaux , recentré sur la prouesse humaine ; Cirque du Soleil continue d’imposer une grammaire mondiale de l’excellence, précisément parce que chaque accident y a réarmé la culture sécurité. La piste évolue, l’exploit reste. Et maintenant, saluons On aime croire que le cirque vainc la gravité ; en vérité, il compose avec elle, d’un doigté d’ingénieur et d’un cœur de poète. À Bautzen, la ligne de vie s’est rompue entre deux battements de cils. Son souvenir oblige : à la modestie, à la précision, à l’admiration. L’acrobate n’est pas téméraire : elle est exacte . C’est cette exactitude qui, la plupart du temps, protège... et qui, parfois, malgré tout, nous laisse sans voix. comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Attraper l’air, attraper l’âme Le vertige, loin d’être une simple sensation physiologique, est une obsession humaine. Chaque époque l’a habillé d’un costume différent, mais toujours avec le même frisson : l’attrait du vide, la beauté du geste suspendu, la peur qui devient extase. Le trapèze, en cela, n’est pas qu’un agrès : c’est une parabole. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

  • Le 49.3 ou le coup d’État permanent… des autres | TSVmag.com

    Le 49.3 ou le coup d’État permanent… des autres — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🧠 NeuroNews à la Une ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🎭 BlagooNet du jour 🔍 Trouver Le 49.3 ou le coup d’État permanent… des autres François Singer Un article de Depuis soixante ans, le 49.3 provoque les mêmes indignations… avant d’être utilisé par ceux qui les formulaient. De Mitterrand à Rocard, de la gauche à la droite, l’article cristallise moins une dérive qu’une constance : la réversibilité des postures politiques. À travers un inventaire de citations et de faits, cet article interroge cette banalisation : et ce qu’elle dit de notre fatigue démocratique. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) François Singer Il suffit parfois d’une phrase rapportée pour que toute une mécanique politique se révèle. Lorsque Jean‑François Husson , rapporteur LR du budget, explique qu’il pense que le Parti socialiste pourrait accepter un recours au 49.3 pour faire adopter le budget, il ne livre pas une confidence tactique. Il acte un basculement culturel. Le passage en force n’est plus seulement redouté : il est désormais anticipé, intégré, presque admis : y compris par ceux qui l’ont longtemps dénoncé. Ce glissement n’a rien d’un accident contemporain. Il est inscrit dans l’ADN de la Ve République. Dès l’origine, le régime est conçu pour conjurer l’instabilité parlementaire, quitte à restreindre la délibération. Très tôt, la critique s’organise. En 1964, François Mitterrand publie Le Coup d’État permanent , dénonçant un exécutif gouvernant contre le Parlement. « Le régime se maintient par une série de coups de force légaux » , écrit-il alors, décrivant une démocratie formelle qui s’éloigne de son esprit. La charge se veut brillante, structurante : et n’empêchera nullement son auteur d’être élu deux fois président… dans le cadre exact de cette Ve République qu’il jugeait si dangereuse. La contradiction ne l’a jamais embarrassé. Elle inaugure au contraire une tradition française bien ancrée : dénoncer un système tant qu’on n’en a pas les clés, puis s’y installer dès qu’il devient utile. Le 49.3 va ainsi connaître plusieurs vies, toutes également justifiées dans le discours, toutes également brutales dans l’usage. Lorsqu’on gouverne, le 49.3 est un outil. « Un mécanisme de responsabilité » , « une garantie de stabilité » , « un moyen de sortir du blocage » . Michel Rocard , premier ministre de Mitterrand, qui l’utilisera vingt-huit fois entre 1988 et 1991 - record absolu - assume sans détour : « Je n’ai pas de majorité, mais j’ai un pays à gouverner. » Le propos est pragmatique, presque honnête. La nécessité clôt le débat. Puis les rôles s’inversent, et le vocabulaire change de camp. Ce qui était hier une obligation devient une dérive. « Le 49.3 est un déni de démocratie » , « une violence institutionnelle » , « un passage en force intolérable » . Les archives regorgent de déclarations définitives, prononcées avec l’assurance de ceux qui ne gouvernent pas encore. Elles sont d’autant plus frappantes qu’on retrouve, à quelques années d’intervalle, les mêmes responsables user du procédé qu’ils fustigeaient. Le Parti socialiste illustre parfaitement cette versatilité. Rocard hier, Manuel Valls ensuite, Élisabeth Borne plus récemment : le PS figure parmi les plus grands utilisateurs du 49.3, tout en ayant produit certaines de ses critiques les plus virulentes. « Gouverner sans vote, c’est gouverner contre le peuple » , affirmait-on un jour. « Gouverner sans vote, c’est éviter l’obstruction » , expliquait-on le lendemain. Les mots changent à peine ; seul le pupitre diffère. La droite n’échappe pas davantage à cette gymnastique élastique de la morale. Même logique, mêmes indignations, mêmes justifications retournées comme un gant. « Arme nucléaire institutionnelle » quand l’adversaire s’en sert. « Outil prévu par la Constitution » lorsqu’il devient envisageable de l’utiliser soi-même. Quant au centre, il a fini par en faire un élément de langage aseptisé : le 49.3 n’est plus un choc démocratique, mais un bouton. Ce ballet de postures n’est pas seulement lassant ; il est corrosif. À force d’entendre tout et son contraire, le citoyen apprend une leçon simple : les principes ne valent que tant qu’ils ne servent à rien. Le vote utile, présenté comme une digue contre l’instabilité ou les extrêmes, se heurte à la même impasse. Utile pour qui ? Utile jusqu’à quand ? Lorsque le Parlement est contourné, puis contourné encore, l’acte de voter finit par perdre sa promesse. C’est ici que le lien avec Les couloirs de la bêtise s’impose naturellement. Les idées ne s’affrontent plus ; elles circulent. Elles passent d’un camp à l’autre, se recyclent, se retournent, sans jamais être assumées dans la durée. Le 49.3 n’est pas la cause de cette fatigue démocratique ; il en est le symptôme le plus visible, le bruit de fond institutionnel auquel on ne prête plus vraiment attention. La phrase rapportée de Jean-François Husson n’a donc rien d’anecdotique. Elle révèle une normalisation profonde : l’indignation est devenue une posture parmi d’autres. Le véritable scandale n’est plus l’usage du 49.3. C’est notre capacité collective à l’accueillir avec un haussement d’épaules, parfois même avec soulagement. Brandir le 49.3 pour faire passer une loi spéciale, la République en a l’habitude. Plus habile - et plus révélateur - est désormais le fait de promettre de ne pas l’utiliser, pour mieux légitimer l’exception. La contrainte devient argument. Le renoncement affiché devient preuve de responsabilité. La manœuvre est plus feutrée, mais tout aussi filoute. Lecornu est un corniaud ! Le coup d’État permanent, s’il existe encore, n’est donc plus dans les textes. Il s’est déplacé ailleurs : dans la lâcheté de l’habitude, dans l’hypocrisie feutrée des postures politiques, dans cette facilité collective à regarder ailleurs. Nos votes ne valent pas toujours mieux que les discours qu’ils produisent : ni plus solides, ni plus courageux. Ce n’est sans doute pas un sujet très populaire le soir de Noël. Mais il s’inscrit dans une mécanique plus large, déjà à l’œuvre, que nous avons explorée ailleurs : celle de ces idées qui circulent sans jamais s’affronter vraiment, dans 👉 Les couloirs de la bêtise . comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Partager cette réflexion Facebook X (Twitter) LinkedIn WhatsApp Copier le lien 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Ils ont dit exactement le contraire Petite anthologie française de la phrase réversible ! Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner

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