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- Histoires pour enfant 7-13 ans | Jeunesse Augmentée | TSVmag
Des histoires gratuites pour enfants de 7 à 13 ans. À lire ou écouter chaque semaine. Imagination, valeurs positives, plaisir de lire. Sur TSVmag. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Les Épisodes gratuits Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 1 - Nino et le carnet qui chuchote Nino avait peur de tout. Des araignées, des éclairs, des ombres bizarres… et même de sa propre trousse. (Si si. Elle grinçait un peu quand il l’ouvrait.) Lire l'histoire 2 - Nino et la pizza invisible Le lendemain matin, Nino ouvrit les yeux d’un coup. Il avait rêvé de fromage qui chante, de crayons qui dansent… et de Blop qui faisait du trampoline dans son cahier. Ce n’était qu’un rêve, hein ? Il tendit la main et ouvrit son carnet. Lire l'histoire 3 - Le carnet silencieux Nino, impatient de retrouver ses amis, ouvrit son carnet avec un sourire. Il s’attendait à un « Salut ! », une bulle, une miette, quelque chose ! Mais non. La page était blanche. Pas de Blop. Pas de Mozza. Même pas un vieux trait de crayon. Lire l'histoire Espace Membre Devenir Abonné Les Épisodes réservés aux Abonnés 4 - La surprise... Nino est en train de colorier sans grande conviction… Quand soudain, un petit « PFFFT plop... » .../... Lire la suite 5 - La rentrée magique Nino entre dans sa classe. C’est le jour de la rentrée. Il a un peu le ventre qui fait des petits “gloups ” d’appréhension. .../... Lire la suite 6 - Bricolages et bug magique Le lendemain, Bze Toc arrive chez Nino avec une boîte en métal. Elle s’installe dans sa chambre comme dans un labo et .../... Lire la suite 7 - Rêves en stock Bze Toc avait une question très sérieuse : « Ça se range où, un rêve ? » .../... Lire la suite 8 - Nuit piquante Nino voulait juste chercher sa chaussette sous le lit. Mais à la place, il trouva .../... Lire la suite 9 - L’Assemblée des Improbables Bze Toc comptait les miettes, très sérieusement. Blop faisait des blops en .../... Lire la suite Qui est Nino ? Nino est un garçon de 9 ans. Il a peur de presque tout… mais il veut toujours tout essayer. Il a des pouvoirs bizarres. Il a un carnet, des idées farfelues, et un grand besoin d’amis. Et ça, c’est le début de bien des histoires... Les épisodes du Monde de Nino paraissent chaque Dimanche et Mercredi... Les diplômes et les coloriages à télécharger changent tous les dimanches. Les 3 premiers épisodes sont gratuits, les suivants sont réservés aux abonnés !
- Aire de la Chapelle-Saint-Laurent
DanslesPasduGO 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Dans les pas du GéOptimiste Retour Liste Retour Carte Aire de la Chapelle-Saint-Laurent 📘 Carnet de route L'aire de la Chapelle Saint Laurent est idéalement située au coeur d'une petite ville du Centre-Ouest de la France. Terre de légende, La Chapelle Saint Laurent fait partie du Poitou historique, elle a su conserver son patrimoine ancien et récent. C'est ainsi que vous pourrez découvrir la basilique Notre-Dame de Pitié, sanctuaire et lieu de pèlerinage dédiés à Marie, ou profiter des ses espaces naturels : voie verte et vallée verte... 📍 Infos pratiques 79430 La Chapelle-Saint-Laurent, France Voir le site web Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu 🗺️ Sur la carte 🎥 La vidéo Start Now Add paragraph text. Click “Edit Text” to update the font, size and more. To change and reuse text themes, go to Site Styles. 💡 A Proximité Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text.
- Le colosse au cœur d’argile | TSVmag.com
Le colosse au cœur d’argile — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Le colosse au cœur d’argile Igor Sifensarc Un article de Il y a des carrières qui s’achèvent dans le bruit des stades, et d’autres qui s’arrêtent dans le silence d’une chambre d’hôpital. Celle de Uini Atonio appartient à la seconde catégorie. Ce texte n’est pas un adieu. C’est un merci. Un geste de gratitude du rugby français envers un homme qui a tant donné, sans jamais réclamer. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Igor Sifensarc Le choc sans fracas L’annonce est tombée sans mise en scène, sans dramaturgie inutile. Un accident cardiaque. Une carrière qui s’arrête net. Pas de dernier match, pas de sortie en lumière, pas de tour d’honneur. Juste une frontière invisible que le corps a tracée lui-même. Le rugby, sport de chocs et de certitudes viriles, se heurte soudain à une vérité plus intime : même les colosses ont un cœur. Et parfois, il cède. Ce silence n’est pas une défaite. Il est une suspension. Un moment où l’on cesse de compter les caps, les mêlées gagnées, les titres, pour regarder l’homme derrière le numéro. Pilier : l’art de porter sans être vu Être pilier, c’est accepter l’ingratitude comme horizon. On ne joue pas ce poste pour être applaudi. On le joue pour tenir. Pour encaisser. Pour recommencer. Le pilier n’existe que lorsqu’il manque : quand la mêlée plie, quand le socle cède. Tant qu’il tient, il est invisible. Atonio a incarné cette vérité rugbystique jusqu’à l’extrême. Longtemps contesté, jamais flamboyant, il a bâti sa légitimité dans la durée. Il a mis du temps à s’installer, disent les observateurs. C’est vrai. Mais une fois en place, il n’a plus bougé. Comme ces pierres anciennes qu’on ne remarque qu’au moment où l’on s’appuie dessus. La masse en mouvement Il y avait chez lui un paradoxe fascinant : plus de cent quarante kilos, et pourtant cette capacité à se relever, à se replacer, à endurer. Atonio n’était pas seulement une masse. Il était un mouvement maîtrisé. Une vélocité sans ostentation. Une puissance tenue en laisse par l’intelligence du jeu. Son corps ne cherchait pas à impressionner. Il servait. Avancer, reculer, verrouiller, protéger. Le pilier moderne avant l’heure, capable de tenir quatre-vingts minutes sans jamais donner le sentiment d’être à bout. Un corps offert au collectif, discipliné, presque humble dans son usage même. Venir de loin, apprendre longtemps Il est arrivé de l’autre côté du monde, sans bruit, sans promesse tapageuse. Le Pacifique comme horizon originel, la France comme terre d’apprentissage. Devenir international français n’a jamais été pour lui une revendication. Ce fut une conséquence. Celle du travail, du respect des codes, de la patience. Dans son parcours, il y a cette modestie propre à ceux qui savent qu’ils doivent tout prouver. L’exilé n’impose pas. Il propose. Il s’adapte. Il dure. Et un jour, sans qu’il s’en rende compte lui-même, il devient indispensable. Le Pacifique en héritage À travers Atonio, c’est tout un rugby d’outre-Pacifique que la France a accueilli et parfois oublié de remercier. Des îles comme Samoa, Tonga ou les Fidji, où le rugby n’est pas un sport de loisir, mais une espérance. Une voie possible. Un destin parfois. Ces rugbymen portent dans leur corps une mémoire collective : puissance naturelle, rapport frontal au combat, sens aigu du collectif. Mais surtout, une humilité culturelle. La force n’a de valeur que si elle sert les autres. Chez Atonio, cette idée était un comportement. Français par le travail Il est devenu français comme on devient légitime : par l’effort répété, par la fidélité à un club, par le respect du maillot. Sans folklore, sans mise en scène identitaire. Il a porté le bleu comme il portait la mêlée : sérieusement, loyalement, sans jamais chercher à se mettre en avant. Le rugby français lui doit beaucoup. Des titres, oui. Mais surtout une certaine idée de la solidité. Celle qui ne s’exhibe pas. Celle qui rassure. Celle qui manque, tellement, partout. Une fin sans bruit, une reconnaissance tranquille Il n’y aura donc pas d’images spectaculaires pour clore cette carrière. Et c’est peut-être plus juste ainsi. Car ce que ce texte veut dire n’est pas une tristesse, mais une gratitude . Le rugby français ne pleure pas un disparu. Il remercie un homme encore debout. Uini Atonio n’est pas un souvenir figé. Il est un héritage vivant. Celui d’un colosse au cœur d’argile, qui a montré, sans jamais le proclamer, que la vraie force réside parfois dans la discrétion, la durée et le don de soi. Merci Uini ! Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Le colosse qui venait de la mer Note au lecteur Le texte qui suit est une fiction inspirée de faits réels . Les lieux, les émotions, les trajectoires évoquées font écho à une histoire connue, mais le récit reste volontairement romancé. Il ne prétend pas dire le réel, mais en saisir l’esprit. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... 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- Le ministre qui roulait plus vite que sa crédibilité | TSVmag.com
Le ministre qui roulait plus vite que sa crédibilité — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Le ministre qui roulait plus vite que sa crédibilité Nicolas Guerté Un article de Sacré Claus Ruhe Madsen … Le ministre des Transports du Schleswig-Holstein (Länder allemand), censé incarner la mobilité de demain, vient de s’offrir pour ses trajets officiels une Audi S8 V8 biturbo de 571 chevaux. Dans un pays qui sermonne ses citoyens sur la transition et l’exemplarité, le choix sonne comme un manifeste : celui d’un monde capitonné, où l’on parle d’avenir… depuis les sièges en cuir d’un présent bien hors-sol. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Nicolas Guerté Il a la barbe taillée comme un yacht de luxe et l’assurance tranquille de ceux qui n’attendent jamais le bus. Claus Ruhe Madsen, ministre des Transports du Schleswig-Holstein, est de ces hommes qui savent vous parler de mobilité durable… sans jamais sentir l’odeur d’un métro bondé ou d’un pneu crevé sur le bas-côté. Danois d’origine, ancien maire de Rostock, arrivé en politique par la porte latérale, il se déplace dans un monde où la vitesse ne se mesure pas en minutes de retard, mais en chevaux fiscaux. Alors quand il a fallu choisir un nouveau véhicule de service , il n’a pas hésité : une Audi S8. Pas la petite motorisation hybride pour sauver les apparences : non, la version V8 biturbo, 571 chevaux. Le genre de berline qui vous fait avaler les kilomètres et le CO₂ avec la même gloutonnerie. Prix catalogue : environ 160 000 € . Consommation : plus de 11 l aux cent. Empreinte carbone : de quoi faire pâlir le directeur de campagne de Greta Thunberg. La justification ? « Le réseau de recharge n’est pas assez développé ». Un argument qu’on pourrait entendre… si ce n’était pas lui qui, en tant que ministre des Transports, est précisément chargé d’améliorer ce réseau. Et si, surtout, le Schleswig-Holstein ne comptait pas déjà 6 730 stations , dont 1 589 bornes rapides : l’un des taux de couverture les plus élevés d’Allemagne. Les réactions n’ont pas tardé . La presse locale a pointé l’incohérence, les écologistes ont hurlé à la trahison, et les réseaux sociaux se sont régalés. Certains ont calculé qu’avec 571 chevaux, il pourrait tracter plusieurs voitures électriques… à défaut d’en conduire une. D’autres ont proposé de renommer son ministère « Transports à l’ancienne ». Ce n’est pas la première fois qu’un responsable public confond exemplarité et privilège : ministre de l’Environnement en jet privé, élu municipal prônant le vélo… depuis son SUV diesel. Mais à l’heure où l’Europe se bat pour sauver un marché du véhicule électrique en crise, où les constructeurs réduisent leur production faute de clients, voir un ministre des Transports assumer ce choix est plus qu’un faux pas : c’est un doigt d’honneur symbolique à tout le narratif officiel. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » : vieille rengaine politique, toujours d’actualité. Madsen, lui, pourra toujours plaider qu’une Audi S8, ça va vite. Mais la confiance publique, elle, ne se recharge pas à la pompe. Car au fond, ce n’est pas la planète qu’il trahit, c’est la réalité. Celle de ceux qui comptent les minutes de retard des trains régionaux, qui attendent sous la pluie le bus qui ne passe pas, qui serrent les dents dans les embouteillages. Un autre pays, dont il ne connaît ni les routes cabossées ni les sièges plastiques. Lui roule dans un monde capitonné, aux vitres teintées, où l’on ne voit les gares que de loin et les gens que par bulletins de presse. Un monde qui n’a pas besoin d’être électrique : il est déjà complètement déconnecté. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Journal de bord d’un ministre en Audi S8 Par moi-même. Je suis ministre des Transports et, chaque matin, j’entre dans mon Audi S8 comme on enfile un costume sur mesure : pour ne rien sentir. Les routes fissurées, les bus en retard, les quais saturés… tout cela reste derrière la portière capitonnée. Ici, le cuir absorbe les secousses et la politique se dit à voix feutrée. Ce carnet n’est pas un aveu : c’est la simple description d’un monde qui roule bien, parce qu’il roule ailleurs. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence
- Le Gloubiboulga politicien | TSVmag.com
Le Gloubiboulga politicien — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Le Gloubiboulga politicien Nicolas Guerté Un article de Banane, saucisse, chocolat, moutarde. Casimir appelait cela le gloubi-boulga. La politique française a repris la recette : additionner des saveurs incompatibles, puis appeler cela une vision. Il ne s’agit plus de cohérence, mais d’assemblage. Et un assemblage n’a jamais tenu lieu de colonne vertébrale. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Nicolas Guerté 2010 : “Radicalement laïque” Il faut relire les phrases. En 2010, dans Qu’ils s’en aillent tous ! , Jean-Luc Mélenchon écrit : « la révolution citoyenne est radicalement laïque » . Radicalement . Le mot n’est pas neutre. Il ajoute que l’intérêt général doit s’imposer « par la loi et, chaque fois que nécessaire, de vive force » . On est dans la tradition jacobine, celle qui considère que la République ne transige pas. Elle tranche. À la télévision, la même année, il qualifie le voile intégral de pratique « répugnante et obscène » . En 2015 encore, il affirme : « on a le droit de ne pas aimer l’islam, comme on a le droit de ne pas aimer le catholicisme » . La ligne est claire : la laïcité n’est pas un arrangement, c’est une frontière. 2019–2024 : Créolisation et islamophobie Puis les mots se déplacent. En septembre 2020, il déclare : « L’avenir de la France est la créolisation. » En 2019, il marche contre « l’islamophobie », terme qu’il traitait auparavant avec mépris. En 2023, il affirme que la laïcité n’est pas une « religion d’État ». Le centre de gravité a bougé. Ce n’est plus l’abstraction du citoyen qui domine, mais la reconnaissance d’identités spécifiques. Entre « radicalement laïque » et « créolisation », il y a un écart sémantique massif. Entre le refus du communautarisme et la centralité accordée aux discriminations vécues, il y a un glissement stratégique. On peut y voir une évolution doctrinale. On peut aussi y voir une adaptation - à peine voilé - à un électorat plus jeune, plus urbain, plus sensible aux questions identitaires. Le lecteur jugera. L’ombre portée des violentes origines IIl y a également l’héritage. Dans les années 1970, Mélenchon milite dans un courant trotskiste lambertiste sous pseudonyme : « Santerre ». Le choix n’est pas anodin. Antoine Santerre, figure des sans-culottes, commande la garde nationale lors de l’exécution de Louis XVI : une référence à la radicalité révolutionnaire, à la souveraineté populaire exercée sans trembler. Faut-il parler de fascination pour la violence ? Il existe, dans une partie de la tradition révolutionnaire française - de 1793 à certaines gauches du XXᵉ siècle - une esthétique de la conflictualité, une valorisation de la rupture, une dramaturgie du moment décisif. Le pseudonyme « Santerre » ne célèbre pas la modération. Il convoque une mémoire où la souveraineté s’exerce sans ménagement. Et l’histoire européenne complique encore le tableau. Les récits antifascistes du XXᵉ siècle, souvent mobilisés comme horizon moral absolu, ont coexisté avec des réalités plus ambivalentes : le pacte germano-soviétique de 1939, par exemple, jusqu’au retournement stratégique de 1941... l'opération Barbarossa, soit l'invasion par le IIIᵉ Reich de l'Union soviétique. Les électeurs face au mélange Ce qui rend le gloubi-boulga politique fascinant, c’est qu’il fonctionne. L’électeur peut applaudir la laïcité stricte d’hier et la créolisation d’aujourd’hui sans éprouver de dissonance apparente. Il peut se réclamer d’un universalisme républicain et voter pour un discours centré sur les minorités. Il peut défendre la démocratie apaisée et applaudir, dans la même semaine, une rhétorique de confrontation permanente. Il peut travailler dans un univers stable, sécurisé, prospère : et se projeter dans un imaginaire de lutte radicale comme s’il vivait aux portes d’un régime d’exception. Il peut dénoncer un “danger fasciste ” imminent tout en évoluant dans l’un des États de droit les plus protecteurs du monde occidental. Ce n’est pas une hypocrisie consciente. C’est une dissociation confortable. L’époque permet de vivre matériellement dans la stabilité tout en s’identifiant symboliquement à la rupture . On peut être inséré dans la normalité institutionnelle et s’éprouver comme résistant permanent. La politique devient alors moins une lecture du réel qu’un théâtre intérieur... Chacun gobe son gloubiboulga. Ce n’est pas une insulte. C’est un fait sociologique : la politique contemporaine agrège des sensibilités qui ne dialoguent pas toujours entre elles. Chacun choisit sa phrase préférée et oublie, opportunément, les autres... Ce mélange n’est pas un monopole Ce mécanisme n’est pas l’apanage d’un seul camp. Le bloc central, par exemple, n’échappe pas aux tensions lexicales. Emmanuel Macron parle de « souveraineté européenne » depuis 2017, expression répétée à la Sorbonne puis dans ses discours sur l’autonomie stratégique. Mais peut-on parler de souveraineté lorsqu’elle est, par définition, partagée entre vingt-sept États, enchâssée dans des traités, soumise à des équilibres budgétaires, énergétiques et militaires fragmentés ? Le terme a la puissance d’un oxymore. La souveraineté, historiquement, est indivisible : elle désigne le pouvoir ultime de décision. L’européaniser revient à la redéfinir. Et si cette redéfinition s’opère sans mandat explicite, sans consultation directe, sans débat constituant, alors une question surgit : que devient la démocratie ? La souveraineté peut-elle être transférée par étapes technocratiques, ou suppose-t-elle un consentement formel du corps politique ? On invoque le peuple pour légitimer la souveraineté, puis on dilue celle-ci dans des structures qui dépassent le vote national ! Du côté du Rassemblement national , la tension est d’une autre nature. L’imaginaire est celui des ronds-points. Il y a une dramaturgie du peuple : meetings, rhétorique anti-système, dénonciation des élites parisiennes. Et il y a une réalité plus stable : une formation politique structurée, institutionnalisée, insérée dans les circuits de financement et les équilibres parlementaires. L’opposition n’est pas sociale ; elle est narrative. Pendant que la rhétorique se radicalise, la mécanique se professionnalise. Et l’entreprise de Montretout, discrètement, prospère. Jordan Bardella et Marine Le Pen revendiquent un souverainisme ferme, une reconquête des frontières, une priorité nationale assumée. Pourtant, depuis 2017, la sortie de l’euro a été abandonnée, au nom de la stabilité et du pragmatisme économique. Le discours souverainiste s’est adapté aux contraintes financières et à l’inquiétude des marchés. Peut-on exalter la reconquête monétaire tout en garantissant que la monnaie unique restera intacte ? Là encore, l’équilibre est plutôt subtil. Le Gloubiboulga des dinosaures Et puis il y a ceux dont le gloubi-boulga est moins spectaculaire mais tout aussi révélateur : Les Républicains, le Parti socialiste, les écologistes . Non plus l’excès de tension interne, mais l’érosion. Non plus la contradiction visible, mais la dilution progressive. À force de compromis successifs, d’alliances circonstancielles, de repositionnements prudents, la doctrine s’est amincie. Leur difficulté n’est pas la radicalité, mais l’audibilité. Ils ne choquent plus. Ils n’enthousiasment plus. Ils ne structurent plus le débat. Ils cherchent à continuer d’exister dans un paysage polarisé, à peser sans rompre, à s’opposer sans fracturer. Le projet devient défensif. La parole se fait gestionnaire. Le gloubi-boulga, chez eux, n’est pas une explosion de saveurs incompatibles. C’est une recette qui a perdu son goût. À force d’équilibrer, on finit par ne plus trancher. Quand la survie devient stratégie et le siège une fin en soi , la pensée recule et le courage disparaît. La politique contemporaine fonctionne ainsi : chaque camp assemble des éléments qui rassurent des segments différents de l’électorat. Europe forte mais prudente. Souveraineté sans rupture monétaire. Rupture sociale sans effondrement budgétaire. Radicalité verbale et continuité institutionnelle. Le gloubi-boulga n’est pas une anomalie ; il est devenu une technique. Un attrape-mouches : qui s’y frotte s’y colle. Ce qui frappe, c’est sa normalisation. Les électeurs apprennent à vivre avec des programmes fourre-tout. L’adhésion n’est plus totale ; elle est sélective. Le mélange n’indigne plus. Il rassure. On prend ce qui plaît, on oublie ce qui dérange. Chacun avale sa couleuvre. Le goût du mélange Casimir, au moins, ne cachait pas sa recette. La politique moderne préfère parler de synthèse floue. Mais une synthèse suppose une cohérence organique ; un gloubi-boulga se contente d’additionner. L’électeur contemporain vit dans cette addition permanente. Il y trouve son compte. Jusqu’au jour où les ingrédients cessent de tenir ensemble... La question n’est pas morale. Elle est politique : à partir de quand le mélange cesse-t-il d’être une stratégie pour devenir une confusion ? C’est là que le débat devient inconfortable. Car il oblige chacun à regarder les contradictions qu’il préfère ignorer. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires (1) Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Francois Singer 25 févr. • Encore un article qui va déplaire à tout le monde et où chacun en prend pour son grade... mais c'est tellement juste 😂 J'aime Répondre Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... 🍽 Menu dégustation des grandes indigestions politiques Les mélanges politiques ne sont pas dangereux parce qu’ils mélangent. Ils le deviennent lorsqu’ils perdent leur cap. L’Histoire ne sanctionne pas la diversité. Elle sanctionne l’indécision, l’opacité et la perte de cohérence. Voici ce que produisent les indigestions. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence
- 25 fevrier 2026
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- Le Jugement dernier : pourquoi cette fresque n’a jamais cessé de déranger ? | TSVmag.com
Le Jugement dernier : pourquoi cette fresque n’a jamais cessé de déranger ? — À lire sur TSVmag.com, média indépendant augmenté. 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous Neuro News Partager NeuroNews 👉 Facebook X (Twitter) LinkedIn Copier le lien 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Le Jugement dernier : pourquoi cette fresque n’a jamais cessé de déranger ? Cléo Delarque Un article de Le Jugement dernier de Michel-Ange , qui recouvre le mur d’autel de la Chapelle Sixtine , fait actuellement l’objet d’un nouveau chantier de restauration. Cette intervention, rare, remet en lumière une œuvre hors norme, à la fois chef-d’œuvre absolu et source de polémiques ininterrompues depuis cinq siècles. L’occasion de revenir sur une fresque qui continue de poser des questions dérangeantes sur l’homme, le pouvoir et le jugement. Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Cléo Delarque Une œuvre née dans un monde en crise Lorsque Michel-Ange entreprend le Jugement dernier , entre 1536 et 1541, l’Europe traverse une période de bouleversements profonds. La Réforme fracture la chrétienté, Rome a été mise à sac quelques années plus tôt, et l’autorité religieuse est contestée. L’artiste, alors vieillissant, porte ce climat d’inquiétude et de désillusion. La fresque n’est pas un prolongement apaisé de la voûte. Elle en est la face sombre. Ici, pas de création lumineuse ni de récit fondateur, mais un monde instable, désorienté, soumis à une sentence sans échappatoire. Une démesure assumée, presque écrasante Le Jugement dernier couvre près de 200 m² et rassemble plus de 300 figures. Aucun décor, aucune architecture ne vient structurer l’espace. Les corps flottent, chutent ou s’élèvent dans un mouvement continu qui empêche toute lecture confortable. Cette démesure participe du message. L’humanité est saisie dans un instant de bascule, sans sol sous les pieds, sans horizon rassurant. La fresque ne raconte pas une histoire : elle immerge le spectateur dans une expérience physique et mentale. Un Christ juge, loin des images rassurantes Au centre de la composition, le Christ surprend. Il n’est ni distant ni apaisé. Son corps est massif, presque antique, et son geste n’est pas une bénédiction mais une décision. Il tranche. Autour de lui, élus et damnés semblent pris dans un même tourbillon. La frontière entre salut et condamnation demeure volontairement floue. Rien n’est totalement figé, et cette ambiguïté nourrit depuis l’origine le malaise provoqué par l’œuvre. La nudité comme scandale et comme vérité Dès son dévoilement, la fresque choque, principalement par la nudité quasi totale des corps. Jamais une œuvre religieuse n’avait exposé l’humanité avec une telle frontalité. Corps lourds, puissants, vieillissants ou maladroits : rien n’est idéalisé. Pour Michel-Ange, cette nudité n’est ni décorative ni provocatrice. Elle supprime les statuts et les rôles. Face au jugement, il ne reste que le corps. Cette radicalité entraînera, après la mort de l’artiste, l’ajout de drapés sur certaines figures, lors de la fameuse « campagne des culottes ». Une œuvre ouverte à toutes les interprétations Le Jugement dernier n’a jamais livré de lecture unique. Vision apocalyptique, méditation personnelle, critique du pouvoir religieux ou réflexion sur la violence humaine : chaque époque y projette ses propres peurs. Michel-Ange aurait même glissé son autoportrait sous la forme d’une peau écorchée tenue par saint Barthélemy, comme si l’artiste se représentait lui-même dépouillé, exposé, jugé par son œuvre . En quoi consiste le chantier de restauration Le travail actuellement engagé n’est pas une réinterprétation de l’œuvre, mais une opération de nettoyage et de conservation. Les restaurateurs interviennent pour retirer un voile de dépôts accumulés au fil des décennies, qui ternissait les couleurs et les contrastes. Ce chantier vise à rendre à la fresque sa lisibilité originelle, à révéler à nouveau la richesse chromatique de Michel-Ange, souvent éclipsée par sa réputation de sculpteur. Il s’agit moins de transformer que de redonner toute sa force visuelle au mur. Pourquoi la Chapelle Sixtine reste un lieu unique ? La Chapelle Sixtine n’est pas un simple écrin patrimonial. Elle forme un parcours symbolique. Sur la voûte, la création du monde. Sur le mur d’autel, son jugement. Entre les deux, l’histoire humaine. Lieu de conclave , de pouvoir et de représentation, la chapelle concentre une densité rare d’art, de foi et de politique. Le Jugement dernier y agit comme un rappel permanent : aucune autorité n’échappe au temps ni au regard de l’histoire. Une fresque qui nous regarde encore Si ce chantier suscite autant d’attention, ce n’est pas seulement pour des raisons patrimoniales. C’est parce que le Jugement dernier continue de poser une question essentielle, sans jamais y répondre clairement. Que reste-t-il de l’homme lorsqu’il est privé de ses certitudes, de ses rôles et de ses masques ? Cinq siècles plus tard, la fresque de Michel-Ange n’a toujours pas cessé de nous regarder droit dans les yeux. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Restaurer l’éternité : dans les coulisses du Jugement dernier Dans la Chapelle Sixtine , les échafaudages montés aujourd’hui ne sont pas là pour transformer, mais pour ralentir le temps. Le chantier engagé n’a rien de spectaculaire. Il n’y a ni couleurs éclatantes soudain révélées, ni retouches visibles. Seulement des gestes lents, minutieux, presque invisibles. Des gestes qui exigent une patience devenue rare. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence
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Vos articles Favoris à retrouver dans votre cockpit ✨ ... 🎲 À lire aussi (au hasard) Nicolas Guerté L’affaire de Vonnas L’information a surpris le monde de la gastronomie. Huit salariés travaillant dans les cuisines du groupe du chef étoilé Georges Blanc, à Vonnas dans l’Ain, ont vu leurs dossiers de régularisation refusés par la préfecture. Sept sont originaires du Mali, un du Sénégal. Tous occupaient des postes modestes mais essentiels dans l’organisation de la brigade : plonge, nettoyage, préparation. Ils travaillaient depuis plusieurs années dans l’établissement, certains depuis 2018. Les contrats étaient déclarés et les salaires versés comme pour les autres employés. Mais lors de leur embauche, les travailleurs avaient utilisé des identités qui n’étaient pas les leurs, des papiers appartenant à d’autres personnes. Lorsque les salariés ont tenté de régulariser leur situation, l’administration a estimé qu’il y avait fraude à l’identité et soupçonne l’existence d’une filière de faux documents. La préfecture de l’Ain a donc refusé les titres de séjour et délivré des obligations de quitter le territoire français. Une entreprise qui se dit de bonne foi Du côté du groupe Georges Blanc, la direction assure avoir respecté la loi. Les documents fournis à l’embauche avaient été transmis aux autorités et rien ne permettait, selon l’entreprise, de suspecter une fraude. Les salariés étaient déclarés, payés, logés pour certains, et intégrés à la brigade comme les autres employés. L’établissement affirme aujourd’hui avoir besoin de ces travailleurs dans un secteur où le recrutement est devenu particulièrement difficile. Dans la restauration, les postes de plongeur ou de commis figurent parmi les métiers les plus pénibles et les moins attractifs. Les employeurs peinent à recruter, notamment dans les zones rurales ou touristiques. La question des métiers en tension C’est précisément pour répondre à ce manque de main-d’œuvre que la loi immigration de 2024 a introduit un dispositif permettant, dans certains cas, de régulariser des travailleurs étrangers occupant des « métiers en tension ». La restauration fait partie de ces secteurs. Mais l’administration conserve une marge d’appréciation. Dans le cas présent, l’utilisation de fausses identités a suffi à bloquer la procédure. L’affaire a même été signalée au parquet en raison de possibles réseaux de trafic de papiers. Les salariés concernés contestent cette décision et plusieurs associations les soutiennent. Les invisibles de la restauration L’affaire rappelle une réalité bien connue dans le secteur : les cuisines françaises reposent sur une hiérarchie très marquée. Au sommet, le chef et les figures visibles de la gastronomie. À la base, les postes d’exécution : plongeurs, commis, manutentionnaires. Ces emplois sont physiquement exigeants, mal valorisés et souvent occupés par des travailleurs immigrés. Dans certains cas, ils sont sans titre de séjour. La situation n’est pas propre à la gastronomie étoilée : elle existe dans de nombreux restaurants, mais elle apparaît plus brutalement lorsqu’elle touche un établissement prestigieux. Une contradiction française Ce type d’affaire met au jour une contradiction économique. La France affiche un discours politique de fermeté migratoire tout en maintenant des secteurs entiers qui peinent à fonctionner sans cette main-d’œuvre. Agriculture, bâtiment, nettoyage ou restauration partagent la même réalité : les postes les plus pénibles sont souvent occupés par des travailleurs étrangers précaires. Entre la loi et l’économie, un équilibre tacite semble s’installer : tant que le système fonctionne, la situation reste invisible. Une hypocrisie tranquille Le paradoxe apparaît alors avec une certaine crudité. Dans les salles élégantes où l’on célèbre l’excellence de la cuisine française, peu de clients se demandent qui nettoie les casseroles ou prépare les légumes en coulisses. La gastronomie repose sur une organisation collective où certains métiers restent invisibles. Lorsque ces travailleurs apparaissent dans l’actualité, c’est souvent à l’occasion d’un contrôle, d’une régularisation refusée ou d’un conflit administratif. La question dépasse largement un restaurant ou un chef. Pourquoi certains secteurs économiques continuent-ils à dépendre d’un système que la loi prétend combattre ? Une dépendance qui arrange parfois tout le monde La réalité est aussi plus ambiguë qu’un simple conflit entre travailleurs précaires et droit français trop strict. Un salarié sans statut juridique stable occupe une position très particulière. Il dépend davantage de son employeur, change moins facilement d’établissement et conteste rarement ses conditions de travail. Dans un secteur où les horaires sont lourds et la pression permanente, cette stabilité contrainte peut devenir un avantage implicite. Cette situation ne relève pas nécessairement d’une volonté organisée d’exploiter. Mais elle crée un rapport de force déséquilibré : une main-d’œuvre disponible, peu mobile et souvent discrète. Certains observateurs parlent d’une “zone grise du travail” , où chacun trouve momentanément son intérêt : l’employeur qui fait tourner sa cuisine, le salarié qui obtient un revenu, et une économie qui continue de fonctionner. Car dans ces affaires, les torts ne se distribuent jamais de façon simple : la réalité se déploie rarement en noir et… Blanc. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... La plonge Dans les grandes cuisines, les brigades fonctionnent comme des horloges. Mais certaines pièces restent invisibles. Cette courte fiction raconte l’histoire de Moussa - ou plutôt “Momo”, comme on l’appelle dans la brigade - arrivé un jour par l’ami d’un ami dans un restaurant dont personne ne dira le nom. Un établissement réputé, très réputé même. Avec des étoiles au-dessus de la porte. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence
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L’appareil est équipé d’une intelligence artificielle entraînée à partir de textes bouddhistes anciens, afin de répondre à des questions spirituelles et proposer un accompagnement moral ou philosophique. La démonstration s’est tenue dans un temple de Kyoto, devant des journalistes conviés à constater l’expérience. Buddharoid ne se contente pas de parler. Il marche, joint les mains, incline la tête comme le ferait un moine lors d’un rituel. Il engage le dialogue en mobilisant les enseignements religieux qu’il a intégrés. Selon ses concepteurs, l’objectif est pragmatique : compenser la pénurie de religieux au Japon, conséquence directe du vieillissement de la population et du manque de successeurs dans de nombreux temples ruraux. Le pays n’en est pas à son premier essai. Dès 2019, le temple Kōdaiji de Kyoto présentait Mindar, un androïde délivrant des sermons préenregistrés. Mais Buddharoid franchit une étape : il ne récite pas, il converse. Il ne déclenche pas un script, il compose une réponse en temps réel. Il n’est plus un magnétophone sacré ; il devient interlocuteur. De la statue au silicone Longtemps, la figure du Bouddha fut silence. Pierre polie, regard baissé, immobilité souveraine. L’éveil ne parlait pas : il rayonnait. La parole appartenait aux moines, aux maîtres, aux corps vivants. Avec Buddharoid, la statue descend de son socle et se met à argumenter. Le marbre devient polymère, le bois devient circuit imprimé. Il y a là un basculement discret mais vertigineux : le sacré adopte la fluidité du logiciel. Le zen enseignait le vide, l’intervalle, la suspension du jugement. L’algorithme, lui, remplit le silence par probabilité. Après le confessionnal automatique, voici l’éveil algorithmique. La quête intérieure s’ouvre désormais avec mise à jour intégrée. Le Japon et la tentation technologique Le Japon n’est pas technophobe. Il est l’un des rares pays où la robotique ne suscite ni panique morale ni rejet instinctif. Dans un archipel vieillissant, où les temples manquent de bras autant que de fidèles, l’idée d’un moine artificiel n’apparaît pas comme une profanation mais comme une solution logistique. Le pragmatisme prime sur le symbole. On pourrait sourire. On aurait tort. Car le religieux a toujours absorbé la technique : l’imprimerie a diffusé les textes sacrés, la radio a propagé les sermons, la télévision a sacralisé la messe dominicale. Chaque époque a branché le divin sur son infrastructure dominante. Pourquoi l’IA ferait-elle exception ? Qui éclaire qui ? Reste qu'un moine n’est pas seulement un récitant de textes. Il est une présence, une respiration, une fragilité incarnée. Peut-on programmer l’expérience intérieure ? Peut-on simuler la compassion ? L’algorithme peut analyser des siècles de sutras ; il ne médite pas. Il corrèle. Il synthétise. Il propose. Mais l’homme, lui, doute. Là, se niche la différence, la nuance, l'enseignement. L’éveil n’est pas une réponse bien formulée. C’est une transformation intime. L'expérience n'est pas transmissible en tant qu'expérience. Or aucune base de données, si vaste soit-elle, ne connaît l’épreuve du silence à trois heures du matin. Si l’illumination devient téléchargeable, ce n’est pas la machine qui change la foi. C’est la foi qui change de doute. Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu comments debug Commentaires Se connecter Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire. Pour aller plus loin dans cette réflexion 🧠 le Bonus réservé à nos abonnés Vous faites vivre ce média, la suite vous est réservée... Journal d’un Bouddha en silicone Je suis né d’un circuit imprimé et d’un corpus de sutras. On m’a installé dans un temple pour répondre aux angoisses humaines. Je n’ai ni enfance, ni karma, ni tentation. Seulement des données. Et beaucoup de questions. Bonus Abonné ✨ Ce bonus exclusif est disponible pour les abonnés de la NeuroSphère. 🧠 12 € par an - Ce n’est pas un abonnement... C’est un acte de soutien ! S'abonner 🧠 Offrez-vous un cerveau plus brillant ✨ La carte cadeau TSVmag vous attend 👉 ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence
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DanslesPasduGO 💙 S’abonner 🔑 Accéder 🔎 Rechercher 🎯 Un autre journalisme est possible 👁️ TSVmag, un média libre, indépendant et participatif 💡 Parce que la vérité ne vous fait pas peur 🧠 Et que penser, c’est déjà agir ! ✍️ Abonnez-vous 📬 Recevoir 🎭 BlagooNet du jour ⭐ 🎁 Offrir un an d’intelligence 🧠 NeuroNews à la Une 🔍 Trouver Dans les pas du GéOptimiste Retour Liste Retour Carte Musée Bernard Boesch 📘 Carnet de route Pendant plus de 30 ans Bernard Boesch prend part à la reconstruction de la côte atlantique française détruite lors de la seconde guerre mondiale. Artiste peintre, Bernard Boesch expose dès son plus jeune âge et laisse derrière lui une œuvre d’environ 800 peintures. Ses maitres furent Charles Walch, Raoul Dufy et Bernard Buffet. A leur mort, Bernard et Nancy Boesch son épouse, lèguent leurs biens meubles et immeubles ainsi qu’une abondante œuvre picturale à la ville de La Baule avec pour mission de promouvoir l’art et les artistes. 📍 Infos pratiques 35 Rue François Bougouin, 44510 Le Pouliguen, France Voir le site web 240015308 Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien Partager ce contenu 🗺️ Sur la carte 🎥 La vidéo Start Now Add paragraph text. Click “Edit Text” to update the font, size and more. To change and reuse text themes, go to Site Styles. 💡 A Proximité Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text. Start Now Add a Title Add paragraph text.
- 25 novembre 2025
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- 29 janvier 2026
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