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Le Gloubiboulga politicien

Banane, saucisse, chocolat, moutarde. Casimir appelait cela le gloubi-boulga. La politique française a repris la recette : additionner des saveurs incompatibles, puis appeler cela une vision. Il ne s’agit plus de cohérence, mais d’assemblage. Et un assemblage n’a jamais tenu lieu de colonne vertébrale.

1933 : Hitler n’a pas été élu

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler devient chancelier d’Allemagne. On répète souvent qu’il aurait été “élu démocratiquement”, comme si un peuple entier avait lucidement choisi la dictature. La formule est commode : elle permet de clore le débat en transférant toute la responsabilité sur la masse électorale. Elle est pourtant inexacte. Et cette inexactitude empêche de comprendre la véritable mécanique de 1933 qui n'est pas sans similitude avec notre actualité : une démocratie fragilisée, des élites persuadées d’agir pour la stabilité, un Parlement qui abdique avant même que le peuple ne soit consulté sur la fin du régime. 

Allemagne : la tentation du leadership militaire

À Munich, Friedrich Merz l’a répété sans détour : il veut faire de la Bundeswehr « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe ». La phrase n’est pas qu’un slogan. Elle s’appuie sur des budgets, des commandes et une stratégie assumée de montée en puissance. Elle intervient aussi à un moment où la France doute d’elle-même, où l’Europe cherche un cap, et où les lignes historiques se déplacent.

L’Europe qu’on ne regarde plus

On nous parle d’Europe comme d’un horizon indépassable. Mais lorsque nos voisins votent, nos médias détournent les yeux. Ce décalage n’est pas une négligence : il est devenu une structure, révélatrice d’un rapport profondément désincarné aux peuples européens que l’on prétend pourtant unir.

La grammaire des peuples : pourquoi les empires ne durent jamais ?

Le 3 février 1960, le Royaume-Uni reconnaît officiellement la fin de son empire. À Cape Town, Harold Macmillan acte le renoncement britannique au colonialisme et admet que la domination politique ne survit pas à la rupture culturelle et linguistique avec les peuples gouvernés. Ce discours marque un basculement historique : celui d’un monde qui découvre que la puissance ne se décrète pas contre les peuples.

Challenger, quarante ans de silence spatial

Il y a quarante ans, l’explosion de Challenger n’a pas seulement tué sept astronautes.

Elle a figé la conquête spatiale habitée, installé la peur au cœur du progrès, et ouvert un silence de quatre décennies, une quarataine, que l’on ne doit pas confondre avec une évolution...

Si l’homme semble aujourd’hui redécouvrir la Lune, c’est peut-être parce qu’il n’a jamais vraiment osé y retourner.

Inde : la plus grande démocratie du monde, vraiment ?

Ce 26 janvier, l’Inde célèbre sa Fête de la République. Une date largement ignorée en France, alors qu’elle marque l’entrée en vigueur, en 1950, de la Constitution du pays le plus peuplé de la planète. Avec plus de 1,4 milliard d’habitants, l’Inde a désormais dépassé la Chine. Elle se présente comme la plus grande démocratie du monde. L’affirmation mérite d’être regardée de près.

Le monastère laïc du capitalisme mondial

Le Forum économique mondial ouvre ce mardi 20 janvier à Davos, en Suisse. Pendant une semaine, plus de 2 500 participants - chefs d’État, ministres, dirigeants de multinationales, banquiers centraux, responsables d’organisations internationales et experts scientifiques - s’y retrouvent.

Officiellement, on y parle d’intelligence artificielle, de sécurité mondiale, de croissance, de climat et de santé. Officieusement, Davos reste l’un des rares lieux où les puissants du monde peuvent se parler hors micros, hors votes, hors contraintes institutionnelles...

12 janvier 2010 – Haïti : anatomie d’un séisme oublié

Le 12 janvier 2010, à 16 h 53, un séisme de magnitude 7,0 frappe Haïti. L’épicentre se situe à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince. La secousse dure moins d’une minute. Elle suffit à faire s’effondrer une capitale construite sans normes parasismiques, déjà fragilisée par la pauvreté et la densité urbaine. Les bâtiments publics, hôpitaux, écoles, ministères et habitations s’écroulent simultanément.

Jour de l’An : de guerre lasse, chroniques du prix de la paix

De guerre lasse. L’expression traverse les siècles avec une étrange sobriété. Elle ne proclame rien, ne promet rien. Elle désigne ce moment précis où l’on cesse, non par victoire ni par conviction, mais par épuisement. C’est souvent ainsi que naît la paix : à la fin d’un souffle, quand continuer coûte plus cher que s’arrêter.

2026, année de gestion sous contrainte : ce que la France ne pourra plus éviter

2026 ne sera pas une année de rupture proclamée. Elle n’aura ni grand récit fondateur ni réforme totale. Elle pèsera pourtant lourd, parce qu’elle concentre des échéances et des réalités qui, cette fois, ne pourront plus être repoussées. La France entrera dans un régime politique et budgétaire où l’essentiel ne sera plus d’annoncer, mais de tenir : tenir les finances, tenir les services publics, tenir l’ordre social, tenir la place du pays dans un monde qui se durcit.

Au Risk de la mondialisation

Le monde ne se gouverne plus. Il s’optimise. À distance, à froid, par arbitrage. Comme sur un plateau de Risk, où chaque territoire n’existe que par ce qu’il rapporte, ce qu’il produit, ce qu’il permet de contrôler. Peu importent les peuples qui y vivent. Ce qui compte, ce sont les flux.

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Le Gloubiboulga politicien

1933 : Hitler n’a pas été élu

Allemagne : la tentation du leadership militaire

L’Europe qu’on ne regarde plus

La grammaire des peuples : pourquoi les empires ne durent jamais ?

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Inde : la plus grande démocratie du monde, vraiment ?

Le monastère laïc du capitalisme mondial

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