NeuroNews
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Quentin Règles

Rigoureux, méthodique, impartial. Il ne se laisse jamais emporter par l’émotion et traque les faits comme un enquêteur minutieux. Il méprise les approximations et la désinformation. Pour lui, tout repose sur des bases solides : des sources fiables, des raisonnements logiques, des conclusions étayées.

Le plan discret pour contourner l’Iran
Dans une déclaration presque anodine, Benjamin Netanyahu a évoqué la création de corridors énergétiques contournant le détroit d’Ormuz. Derrière cette phrase technique, une stratégie ancienne refait surface : déplacer les flux de pétrole pour reprendre la main sur un levier mondial longtemps tenu sous menace iranienne.

Ce n’est pas une petite chose
Après le discours d’Emmanuel Macron à Brest sur une « dissuasion nucléaire européenne » et l’ouverture affichée par la Norvège à discuter avec la France, une question surgit : la force de frappe française est-elle en train de changer de nature ? Ce n’est pas une petite chose...

Les meutes d’émeutes
Quand la jeunesse devient bras armé des causes...
À Lyon, un lynchage. Le mot est celui du procureur. Un homme isolé frappé par plusieurs individus. L’enquête judiciaire dira les responsabilités individuelles. La réaction immédiate rassure. La réflexion dérange. C’est la seconde que nous choisissons : comment des jeunes en viennent-ils à agir en meute au nom d’une cause ? Et quelle part de responsabilité morale incombe à ceux qui les exaltent ?

1933 : Hitler n’a pas été élu
Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler devient chancelier d’Allemagne. On répète souvent qu’il aurait été “élu démocratiquement”, comme si un peuple entier avait lucidement choisi la dictature. La formule est commode : elle permet de clore le débat en transférant toute la responsabilité sur la masse électorale. Elle est pourtant inexacte. Et cette inexactitude empêche de comprendre la véritable mécanique de 1933 qui n'est pas sans similitude avec notre actualité : une démocratie fragilisée, des élites persuadées d’agir pour la stabilité, un Parlement qui abdique avant même que le peuple ne soit consulté sur la fin du régime.

Epstein–Lang : le procès tardif d’une époque
L’affaire Epstein n’est plus seulement américaine, ni même judiciaire. En France, elle agit désormais comme un révélateur tardif d’une époque, de ses indulgences, de ses aveuglements, de ses silences organisés. Ce qui se joue aujourd’hui dépasse les individus : c’est le procès culturel d’un imaginaire où la transgression fut longtemps confondue avec le progrès, et la légèreté avec la liberté.

Le monastère laïc du capitalisme mondial
Le Forum économique mondial ouvre ce mardi 20 janvier à Davos, en Suisse. Pendant une semaine, plus de 2 500 participants - chefs d’État, ministres, dirigeants de multinationales, banquiers centraux, responsables d’organisations internationales et experts scientifiques - s’y retrouvent.
Officiellement, on y parle d’intelligence artificielle, de sécurité mondiale, de croissance, de climat et de santé. Officieusement, Davos reste l’un des rares lieux où les puissants du monde peuvent se parler hors micros, hors votes, hors contraintes institutionnelles...

Au Risk de la mondialisation
Le monde ne se gouverne plus. Il s’optimise. À distance, à froid, par arbitrage. Comme sur un plateau de Risk, où chaque territoire n’existe que par ce qu’il rapporte, ce qu’il produit, ce qu’il permet de contrôler. Peu importent les peuples qui y vivent. Ce qui compte, ce sont les flux.

Candidature écologiste : cinquante ans de promesses, de fractures et d’espoirs verts
Marine Tondelier vient d’être désignée candidate des écologistes pour 2027. Une annonce précoce qui interroge. Représenter l’écologie en France, depuis René Dumont jusqu’à aujourd’hui, a toujours relevé d’un exercice paradoxal : un courant puissant dans la société, mais incapable de se stabiliser politiquement. Ce long couloir présidentiel peut-il renforcer un courant politique réputé fragile, ou au contraire révéler ses failles internes ?

Président, nous voilà !
Le 27 novembre dernier, Emmanuel Macron a convoqué la presse pour annoncer ce qu’il présente comme un « grand retour » du service militaire : dix mois, sur la base du volontariat, pour « refonder la cohésion nationale ». L’effet est spectaculaire, la formule habile, la mise en scène soignée. Mais dès qu’on examine les chiffres, l’histoire et les réalités stratégiques du pays, tout s’écroule. Derrière l’annonce, il ne reste qu’un dispositif microscopique, inutile pour la défense, inefficace pour le brassage social et parfaitement inadapté au monde technologique dans lequel l’armée française évolue. Retour sur ce que Jacques Chirac avait réellement fait, et sur ce que le président tente aujourd’hui d’habiller en résurrection républicaine.

1484 : le jour où le contrôle est devenu une doctrine
C’était il y a exactement 541 ans. Le 5 décembre 1484, un texte signé par Innocent VIII visait à régler un simple conflit de juridiction. Un détail administratif, presque banal, voulu pour apaiser. Mais l’histoire montre que les intentions les plus calmes nourrissent parfois les dérives les plus durables. À bien regarder ce qui se joue aujourd’hui autour de la régulation de l’information, le parallèle devient moins incongru qu’il n’y paraît.

L’éternel pouvoir : quand l’Afrique vote pour l’immobilité
Ismaïl Omar Guelleh vient d’annoncer sa candidature à un sixième mandat. Vingt-six ans à la tête de Djibouti, une opposition étouffée, des élections sans surprise, et toujours la même promesse : “garantir la stabilité du pays”. Le scénario n’étonne plus personne. Il s’inscrit dans une longue tradition du pouvoir perpétuel, celle qui transforme la fonction en destin, et le mandat en patrimoine personnel.
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