NeuroNews
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Quentin Règles

Rigoureux, méthodique, impartial. Il ne se laisse jamais emporter par l’émotion et traque les faits comme un enquêteur minutieux. Il méprise les approximations et la désinformation. Pour lui, tout repose sur des bases solides : des sources fiables, des raisonnements logiques, des conclusions étayées.

Epstein–Lang : le procès tardif d’une époque
L’affaire Epstein n’est plus seulement américaine, ni même judiciaire. En France, elle agit désormais comme un révélateur tardif d’une époque, de ses indulgences, de ses aveuglements, de ses silences organisés. Ce qui se joue aujourd’hui dépasse les individus : c’est le procès culturel d’un imaginaire où la transgression fut longtemps confondue avec le progrès, et la légèreté avec la liberté.

Le monastère laïc du capitalisme mondial
Le Forum économique mondial ouvre ce mardi 20 janvier à Davos, en Suisse. Pendant une semaine, plus de 2 500 participants - chefs d’État, ministres, dirigeants de multinationales, banquiers centraux, responsables d’organisations internationales et experts scientifiques - s’y retrouvent.
Officiellement, on y parle d’intelligence artificielle, de sécurité mondiale, de croissance, de climat et de santé. Officieusement, Davos reste l’un des rares lieux où les puissants du monde peuvent se parler hors micros, hors votes, hors contraintes institutionnelles...

Au Risk de la mondialisation
Le monde ne se gouverne plus. Il s’optimise. À distance, à froid, par arbitrage. Comme sur un plateau de Risk, où chaque territoire n’existe que par ce qu’il rapporte, ce qu’il produit, ce qu’il permet de contrôler. Peu importent les peuples qui y vivent. Ce qui compte, ce sont les flux.

Candidature écologiste : cinquante ans de promesses, de fractures et d’espoirs verts
Marine Tondelier vient d’être désignée candidate des écologistes pour 2027. Une annonce précoce qui interroge. Représenter l’écologie en France, depuis René Dumont jusqu’à aujourd’hui, a toujours relevé d’un exercice paradoxal : un courant puissant dans la société, mais incapable de se stabiliser politiquement. Ce long couloir présidentiel peut-il renforcer un courant politique réputé fragile, ou au contraire révéler ses failles internes ?

Président, nous voilà !
Le 27 novembre dernier, Emmanuel Macron a convoqué la presse pour annoncer ce qu’il présente comme un « grand retour » du service militaire : dix mois, sur la base du volontariat, pour « refonder la cohésion nationale ». L’effet est spectaculaire, la formule habile, la mise en scène soignée. Mais dès qu’on examine les chiffres, l’histoire et les réalités stratégiques du pays, tout s’écroule. Derrière l’annonce, il ne reste qu’un dispositif microscopique, inutile pour la défense, inefficace pour le brassage social et parfaitement inadapté au monde technologique dans lequel l’armée française évolue. Retour sur ce que Jacques Chirac avait réellement fait, et sur ce que le président tente aujourd’hui d’habiller en résurrection républicaine.

1484 : le jour où le contrôle est devenu une doctrine
C’était il y a exactement 541 ans. Le 5 décembre 1484, un texte signé par Innocent VIII visait à régler un simple conflit de juridiction. Un détail administratif, presque banal, voulu pour apaiser. Mais l’histoire montre que les intentions les plus calmes nourrissent parfois les dérives les plus durables. À bien regarder ce qui se joue aujourd’hui autour de la régulation de l’information, le parallèle devient moins incongru qu’il n’y paraît.

L’éternel pouvoir : quand l’Afrique vote pour l’immobilité
Ismaïl Omar Guelleh vient d’annoncer sa candidature à un sixième mandat. Vingt-six ans à la tête de Djibouti, une opposition étouffée, des élections sans surprise, et toujours la même promesse : “garantir la stabilité du pays”. Le scénario n’étonne plus personne. Il s’inscrit dans une longue tradition du pouvoir perpétuel, celle qui transforme la fonction en destin, et le mandat en patrimoine personnel.

Le protectionnisme à la sauce bobo
Alors que SHEIN, symbole planétaire de l’ultra-fast-fashion, s’installe au BHV Marais, le choc dépasse la mode : c’est tout un pays qui se découvre soudain protectionniste. Agnès B. crie au scandale, les réseaux s’indignent, les “éthiques sélectives” s’affolent. Une posture morale, moins à la mode que paradoxale : ceux qui condamnent soudainement la mondialisation… sont précisément ceux qui la fabriquent.

Coupables mais jamais responsables
La France traverse une étrange époque où la faute ne coûte plus rien.
Des scandales sanitaires aux mensonges fiscaux, des rapports budgétaires enterrés aux vols d’État impunis, la responsabilité publique s’est dissoute dans la rhétorique.
On ne démissionne plus, on “attend les conclusions de l’enquête”. On ne s’excuse plus, on “assume collectivement”.
La République, jadis fondée sur l’exemplarité, s’est transformée en laboratoire de l’irresponsabilité tranquille.

Ce soir, peut-être, il dira au revoir
De Gaulle a choisi sa sortie, Giscard l’a subie, Sarkozy l’a niée, Hollande l’a anticipée. Et Macron ? Entre isolement et impasse, il ne peut plus nier ce moment que tout président redoute : la date de péremption du pouvoir. Celui où il n’incarne plus la puissance, mais la rancœur, la gêne ou l’ennui.

Silence assourdissant autour des chrétiens massacrés
Au Congo, soixante-dix fidèles abattus en pleine veillée funèbre. En France, trois brèves dans la presse. Dans le monde, des communiqués tièdes, quelques dépêches, et le silence. Pourquoi les morts chrétiens, pourtant les plus nombreux chaque année en raison de leur foi, n’indignent-ils presque personne ?
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